Le printemps 2026 confirme un marché de la RMR de Montréal à plusieurs vitesses. Avec 4 623 ventes en mai (-7 % sur un an), tous les segments ralentissent, mais la copropriété est celle qui décroche le plus : -8 % de ventes, contre -6 % pour l’unifamiliale et -5 % pour le plex. Comme le détaille notre analyse APCIQ de mai 2026, c’est le segment où l’offre est la plus abondante et la pression sur les prix la plus faible. Avec la Banque du Canada qui a maintenu son taux directeur à 2,25 % le 10 juin 2026, l’acheteur de condo dispose aujourd’hui du meilleur rapport de force de la RMR.
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Parler à un courtier →1. Le condo, maillon faible du printemps 2026
-8 %
Ventes de condos
le plus fort recul des 3 segments
47 jours
Délai de vente moyen
+7 jours sur un an
645 000 $
Unifamiliale (référence)
+3,2 % : le contraste
Le ralentissement de mai 2026 n’est pas uniforme. La copropriété cumule deux signaux de faiblesse : le recul de ventes le plus marqué (-8 %) et l’allongement du délai de vente à 47 jours (+7 jours). À l’opposé, l’unifamiliale conserve une médiane de 645 000 $ en hausse de 3,2 % : c’est la démonstration d’un marché où le pouvoir de négociation s’est déplacé vers l’acheteur, mais uniquement dans le condo.
2. Pourquoi les condos décrochent
Trois forces se conjuguent. D’abord, l’offre : la copropriété est le segment le plus alimenté par les livraisons de projets neufs des dernières années et par les reventes d’investisseurs, ce qui gonfle le choix disponible et dilue la concurrence entre acheteurs. Ensuite, la demande : une partie des primo-accédants qui visaient le condo patientent, encouragés par un taux directeur stable et l’espoir d’une détente des taux hypothécaires plus tard en 2026. Enfin, les charges de copropriété et les fonds de prévoyance, sous pression depuis deux ans, pèsent davantage dans le calcul d’abordabilité mensuel que pour une maison.
💡 À retenir : un recul de ventes plus marqué combiné à un délai qui s’allonge signale un marché où les vendeurs doivent ajuster le prix d’affichage, pas attendre que l’acheteur cède.
3. 47 jours : le levier de négociation acheteur
Un délai de vente de 47 jours, en hausse de 7 jours sur un an, change la dynamique de négociation. Plus un condo reste longtemps inscrit, plus la marge de discussion s’ouvre : l’acheteur peut soumettre une offre sous le prix affiché, demander des conditions d’inspection et de financement complètes, et intégrer les charges de copropriété dans la négociation. C’est exactement la fenêtre que nous détaillons dans notre guide de négociation d’un condo en marché équilibré.
L’écart de rythme entre segments est devenu un marqueur du marché 2026. Pour comprendre pourquoi l’unifamiliale se vend nettement plus vite que le condo, voir notre analyse du marché à deux vitesses entre unifamiliale et condo.
4. Vendeur de condo : comment se démarquer
Dans un segment où l’offre est abondante, le prix d’affichage juste est l’arme principale. Trois leviers concrets : (1) positionner le prix sur les ventes comparables récentes du même immeuble ou du même secteur, pas sur les inscriptions concurrentes encore invendues ; (2) présenter un dossier de copropriété complet (procès-verbaux, état du fonds de prévoyance, étude du carnet d’entretien) pour rassurer un acheteur devenu prudent ; (3) soigner la mise en marché visuelle, qui détermine le nombre de visites dans les premiers jours, ceux qui comptent le plus.
Avec la Banque du Canada en pause à 2,25 % et une prochaine annonce le 15 juillet 2026, l’environnement de taux reste stable : ni urgence d’acheter, ni urgence de vendre. C’est la qualité du positionnement, pas le timing macro, qui fait la différence dans le condo ce printemps.
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