Après un printemps de transition, l’été 2026 s’annonce sous le signe du rééquilibrage. À l’échelle du Québec, les inscriptions augmentent de 13 % et les ventes reculent de 6 % : l’inventaire se reconstitue, ce qui redonne du choix aux acheteurs après des années de pénurie. Tout le monde regarde la prochaine décision de la Banque du Canada, attendue le 15 juillet 2026, que nous décortiquons dans notre analyse de la décision de juin. Voici les tendances à surveiller cet été.
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Parler à un courtier →1. Un marché qui se rééquilibre
La combinaison de ventes en léger recul (-6 %) et d’inscriptions en hausse (+13 %) décrit un marché qui sort de la surchauffe. L’inventaire se reconstitue progressivement, offrant aux acheteurs plus de choix et de temps pour décider, sans pour autant faire chuter les prix — la demande de fond reste présente. C’est une normalisation graduelle, pas un retournement : l’été devrait prolonger cette tendance.
2. Un Québec à deux vitesses
L’été 2026 confirme une divergence régionale marquée. La RMR de Québec signe un sommet de ventes (+5 %), portée par son abordabilité, tandis que la RMR de Montréal recule (-7 %), pénalisée par des prix plus élevés. Comme nous le détaillons dans notre analyse du sommet de Québec, l’abordabilité est le grand facteur différenciant de 2026 : les marchés les plus accessibles tirent leur épingle du jeu.
3. Les taux : cap sur le 15 juillet
La Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25 %. La prochaine décision, le 15 juillet 2026, sera la première grande échéance de l’été. Tant que les taux restent stables, l’environnement de financement demeure prévisible : ni urgence d’acheter avant une remontée, ni raison d’attendre une baisse imminente. La stabilité profite aux décisions réfléchies.
4. La prudence des ménages
La hausse des insolvabilités — plus de 37 000 dossiers au premier trimestre 2026 (+8,5 %) — rappelle que tous les ménages ne sont pas logés à la même enseigne. Cette prudence se traduit par des acheteurs plus sélectifs et plus sensibles au budget : ils prennent le temps de comparer et négocient davantage. Pour le vendeur, cela renforce l’importance d’un prix juste dès le départ.
5. Acheteurs et vendeurs cet été
Pour l’acheteur, l’été 2026 offre une fenêtre intéressante : plus de choix, moins de surenchère et un taux stable. C’est le moment de se faire pré-approuver et de magasiner sereinement. Pour le vendeur, la concurrence accrue impose un prix aligné sur les comparables récentes et une présentation soignée : dans un marché mieux pourvu, les biens surcotés stagnent, les biens bien positionnés se vendent.
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