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Montréal juillet 2026 : ventes -10 %, prix en hausse

La région métropolitaine de Montréal a enregistré 3 338 ventes en juillet 2026, contre 3 709 en juillet 2025. Un recul de 10 % sur un an, cinquième mois consécutif de baisse et le plus prononcé depuis le début de 2026. Et pourtant, les prix médians montent dans les trois segments. Ce décalage entre volume et prix est le fait marquant du mois, et il commande des décisions différentes selon que vous vendez ou que vous achetez. Le mois précédent avait déjà donné le ton : voyez nos statistiques immobilières de Montréal pour juin 2026.

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Le chiffre du mois : 3 338 ventes

Les données de l’APCIQ publiées le 6 août 2026 donnent 3 338 transactions pour la région métropolitaine de Montréal en juillet, contre 3 709 douze mois plus tôt. Le recul de 10 % n’est pas un accident de parcours : c’est le cinquième mois consécutif de baisse, et l’APCIQ le qualifie de plus prononcé depuis le début de 2026. Autrement dit, la tendance ne s’essouffle pas, elle s’accentue. Un vendeur qui compare son expérience à celle d’un voisin ayant vendu au premier trimestre ne compare pas le même marché.

Trois segments, trois rythmes

Le recul global masque des écarts importants. L’unifamiliale tient le mieux : 1 852 ventes, en baisse de seulement 4 % sur un an, avec un prix médian de 650 000 $ en hausse de 4 %. La copropriété encaisse le choc le plus dur : 1 142 ventes, en recul de 17 %, pour un prix médian de 431 500 $ en hausse de 2 %. Le plex se situe entre les deux côté volume, avec des ventes en baisse de 16 %, mais affiche la plus forte progression de prix : 865 000 $, en hausse de 6 %.

Retenez la mécanique : le segment dont les ventes reculent le plus fort n’est pas celui dont le prix progresse le moins. La copropriété perd 17 % de volume et gagne quand même 2 % de prix médian. Le plex perd 16 % de volume et gagne 6 %. Volume et prix ne sont pas deux façons de mesurer la même chose.

Pourquoi des prix qui montent dans un marché qui ralentit

Le volume de ventes compte les transactions conclues. Le prix médian mesure ce que les acheteurs ont réellement accepté de payer pour les propriétés qui, elles, se sont vendues. Quand une partie des acheteurs se retire du marché, les transactions qui aboutissent quand même sont souvent celles où la motivation est la plus forte des deux côtés. Le médian ne décrit donc pas le marché entier, il décrit les ventes conclues. C’est exactement pour cette raison qu’un prix médian en hausse ne dit rien de la facilité à vendre une propriété donnée.

Ce que l’APCIQ met en avant comme explication

Hélène Bégin, économiste-experte à l’APCIQ, met en cause deux facteurs : un contexte économique fragile, et des règles d’immigration plus strictes qui entraînent une baisse de population dans le Grand Montréal. Ce second point mérite l’attention d’un vendeur, parce qu’il ne relève pas du cycle des taux. Une baisse de population, c’est moins de ménages qui se forment, donc moins d’acheteurs potentiels, indépendamment du coût du crédit. C’est un facteur de fond, pas une hésitation passagère.

Ce que ça change pour un vendeur

L’inventaire progresse de 17 % sur un an et 5 260 nouvelles inscriptions se sont ajoutées en juillet, en hausse de 4 %. Concrètement : plus de concurrence directe, sur un marché où il y a moins d’acheteurs. La hausse du prix médian régional est une mauvaise référence pour fixer un prix d’affichage, parce qu’elle décrit les propriétés qui se sont vendues, pas celles qui attendent. La bonne référence reste les ventes comparables récentes du même type et du même secteur. Un prix ajusté dès la mise en marché coûte moins cher qu’une baisse consentie après huit semaines d’affichage.

Ce que ça change pour un acheteur

Le rapport de force s’est déplacé, sans basculer. Avec 5 260 nouvelles inscriptions et un inventaire en hausse de 17 %, le choix s’élargit réellement et la pression de la surenchère se relâche. Mais les prix médians montent encore : ce n’est pas un marché où l’on négocie mécaniquement un rabais. La marge se gagne propriété par propriété, sur les biens affichés depuis longtemps ou mal positionnés au départ. Prendre le temps de comparer, exiger l’inspection, poser ses conditions : le contexte le permet aujourd’hui bien mieux qu’il y a un an.

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Rédigé par Hamza T., courtier immobilier certifié OACIQ · DESS en IA, UQAR

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