Statistiques immobilières Montréal juin 2026 : ventes -8 %, inventaire +17 %
Les données APCIQ de juin 2026 pour la région de Montréal dessinent un marché qui se rééquilibre : 4 012 ventes, en baisse d'environ 8 % sur un an, et 20 894 propriétés à vendre, en hausse d'environ 17 %. Moins d'acheteurs actifs, plus de choix : ce croisement change concrètement le rapport de force. Pour la tendance de l'inventaire qui se dessinait déjà au printemps, voyez notre analyse APCIQ de mai 2026.
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Les deux chiffres qui comptent
Deux données résument juin 2026 pour la région de Montréal. D'abord le volume : 4 012 ventes résidentielles, soit un repli d'environ 8 % par rapport à juin 2025. Ensuite l'inventaire : 20 894 propriétés à vendre, en progression d'à peu près 17 % sur un an. Pris isolément, chacun raconte une moitié de l'histoire. C'est leur combinaison qui donne le vrai signal : le marché passe d'un déséquilibre favorable aux vendeurs vers une configuration plus équilibrée.
Pourquoi le volume recule
Une baisse de 8 % des ventes ne veut pas dire que les acheteurs ont disparu. Elle traduit surtout un attentisme : dans un climat de taux encore élevés par rapport aux années récentes et d'incertitude économique, beaucoup de ménages prennent leur temps, comparent davantage et négocient plus fermement. Les transactions se font, mais elles mettent plus de jours à se conclure. Le recul du volume est le symptôme d'un marché prudent, pas d'un marché en panne.
Pourquoi l'inventaire grimpe
La hausse de 17 % de l'inventaire vient de deux sources : des propriétés qui s'accumulent parce qu'elles se vendent moins vite, et de nouveaux vendeurs qui décident de mettre en marché. Après plusieurs années de pénurie où l'acheteur avait peu d'options, ce retour du choix est une bonne nouvelle pour la demande. Un inventaire plus fourni réduit la pression concurrentielle, limite les surenchères et redonne du temps de réflexion à l'acheteur avant de déposer une offre.
Ce que ça change pour un acheteur
Avec plus de choix et moins de concurrence, l'acheteur retrouve une marge de manœuvre : possibilité de visiter sans se précipiter, de déposer une offre conditionnelle à l'inspection sans craindre d'être écarté, et de négocier le prix ou les conditions. Cette fenêtre reste toutefois relative : l'inventaire monte, mais il ne submerge pas la demande. Les propriétés bien situées et correctement prix continuent de partir rapidement. La prudence paie, l'immobilisme non.
Ce que ça change pour un vendeur
Face à 17 % de propriétés en plus sur le marché, un vendeur affronte davantage de concurrence directe. Le réflexe du cycle précédent, afficher haut en misant sur la rareté, devient risqué : un prix optimiste se traduit par des visites qui ne mènent nulle part, puis par des baisses successives qui signalent la faiblesse au marché. La stratégie gagnante est inverse : positionner le prix au juste dès le départ, à partir de ventes comparables récentes, pour se démarquer dans une offre plus abondante et vendre dans un délai raisonnable.
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