Demander « le marché est-il acheteur ou vendeur ? » comme s’il n’existait qu’un seul marché est trompeur. En réalité, le rapport de force se lit segment par segment. L’outil pour le faire : le ratio entre le rythme des ventes et celui des inscriptions. Pour un indicateur voisin, les mois d’inventaire, voyez notre analyse de la bascule vers un marché équilibré. Ici, on lit la carte des forces par type, de façon directionnelle.
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Parler à un courtier →1. Lire le ratio ventes/inscriptions
Le principe est simple, sans avoir besoin d’un chiffre précis. Quand les ventes progressent face à une offre limitée, la demande domine et le marché favorise le vendeur. Quand les ventes ralentissent pendant que les inscriptions gonflent, l’acheteur reprend la main : plus de choix, plus de temps, plus de marge. C’est cette direction — qui monte, qui baisse — qui révèle le rapport de force, bien avant un pourcentage exact.
2. Copropriété centre-ville Montréal : penche acheteur
C’est le segment le plus favorable à l’acheteur. En mai 2026, la copropriété du centre-ville de Montréal est décrite comme un marché d’acheteurs : ventes en recul (-8 %), délai de vente d’environ 47 jourset inscriptions en hausse (+14 % à l’échelle de la RMR). Ventes qui faiblissent + offre qui monte : le ratio bascule côté acheteur. Concrètement, celui-ci peut comparer, prendre son temps et négocier.
3. Unifamiliale Montréal et province : reste vendeur
L’unifamiliale raconte l’histoire inverse. En mai 2026, elle se vendait en 30 joursdans la RMR de Montréal, avec des prix en hausse (+3 %), et le prix médian provincial atteignait 524 900 $ (+5 %). La demande reste soutenue et absorbe l’offre plus vite que la copropriété. Le ratio penche donc encore côté vendeur sur ce segment — à condition, toujours, d’un prix de départ bien aligné sur les comparables.
4. Plex ville de Québec : fortement vendeur
C’est l’extrême opposé de la copropriété montréalaise. Dans la RMR de Québec, les ventes de plex ont bondi de 15 % en mai 2026 et le prix médian a atteint un sommet de 575 000 $. Ventes et prix qui montent ensemble : la signature d’une demande qui dépasse l’offre. Sur ce segment, le rapport de force est nettement côté vendeur : l’acheteur y dispose de peu de marge et doit être prêt à agir vite.
5. La leçon : adapter sa posture au segment
Un seul « état du marché » n’existe pas : il y a autant de rapports de force que de couples type × région. Un acheteur de copropriété à Montréal et un acheteur de plex à Québec ne jouent pas la même partie. La bonne démarche : identifier où se situe votre segment sur l’axe acheteur-vendeur, puis calibrer prix, patience et négociation en conséquence. Le titre général du marché n’est jamais un bon guide pour une décision précise.
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