Logement et élections du 5 octobre 2026 : les propositions
Les élections générales québécoises se tiennent le lundi 5 octobre 2026, à date fixe. Le Parti québécois et Québec solidaire ont tous deux annoncé que le logement serait la pierre angulaire de leur plateforme. L’APCHQ a dévoilé la sienne le 6 août 2026. Cet article passe en revue ce qui a été annoncé, sans prendre position et sans pronostiquer quoi que ce soit sur le résultat du scrutin. Pour l’effet de la période électorale sur le comportement des acheteurs, nous avons traité le sujet séparément dans notre analyse de l’attentisme des acheteurs à l’approche des élections.
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Le calendrier, d’abord
Le scrutin est fixé au lundi 5 octobre 2026. La campagne électorale dure de 33 à 39 jours, ce qui place son déclenchement à la toute fin d’août ou dans les premiers jours de septembre. Cette fourchette explique pourquoi les organisations du secteur publient leurs demandes dès le début du mois d’août : elles cherchent à peser sur le contenu des plateformes avant que celles-ci ne soient figées, pas pendant la campagne elle-même.
Ce que les partis ont annoncé à ce jour
Le Parti québécois et Québec solidaire ont l’un et l’autre annoncé que le logement constituerait la pierre angulaire de leur plateforme respective. C’est une annonce de priorité, et il faut la lire comme telle : à la date de rédaction de cet article, le détail des mesures de chaque parti n’est pas publié. Nous ne prêtons donc aucune mesure précise à l’un ou à l’autre. Ce qui est établi, c’est le rang qu’occupe le logement dans leur hiérarchie d’enjeux, ce qui n’avait rien d’acquis dans les campagnes précédentes.
La plateforme de l’APCHQ, dévoilée le 6 août 2026
L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec a rendu publique sa plateforme électorale le 6 août 2026. Elle articule cinq demandes. La première, et la plus structurante, est la création d’un super-ministère de l’Habitation doté de pouvoirs transversaux, c’est-à-dire s’exerçant au-delà du périmètre d’un seul ministère. Viennent ensuite un soutien accru aux infrastructures municipales, une réduction des formalités administratives, et un appui à l’innovation, à la préfabrication et à la rénovation écoénergétique.
Le fil conducteur de ces cinq demandes est l’offre. Aucune ne porte sur le prix des transactions, sur la fiscalité de l’acheteur ou sur les règles du courtage. Toutes visent la capacité à construire : qui décide, à quelle vitesse, avec quelles infrastructures en amont et quelles méthodes de production.
Pourquoi la question des infrastructures municipales revient
Un terrain constructible sur le papier ne l’est pas tant qu’il n’est pas desservi. L’aqueduc, l’égout et la voirie conditionnent la mise en chantier autant que le zonage, et relèvent des municipalités. En demandant un soutien accru à ces infrastructures, l’APCHQ pointe un goulot d’étranglement situé en amont du promoteur, que ni le taux directeur ni le coût des matériaux ne règlent. C’est aussi ce qui explique la demande d’un ministère aux pouvoirs transversaux : l’habitation traverse plusieurs juridictions administratives.
Ce qu’un propriétaire ou un acheteur peut en retenir
Trois choses. D’abord, aucune des propositions évoquées ne change les règles applicables à une transaction en cours : une plateforme électorale est une intention, pas une norme en vigueur. Ensuite, ces propositions visent l’offre de logements neufs, donc un horizon de plusieurs années, pas le prix affiché d’une propriété existante cet automne. Enfin, si vous suivez le débat pour une décision d’achat ou de vente, la bonne question à poser à chaque annonce est simple : est-ce que cela ajoute des logements, et dans quel délai ? La réponse à cette seule question sépare les mesures qui déplaceront le marché de celles qui ne le toucheront pas.
Ce que cet article ne fait pas
Il ne classe pas les propositions, ne recommande aucun parti et n’anticipe aucun résultat. Nous rapportons ce qui a été annoncé publiquement, à la date où cela l’a été. Les plateformes complètes seront publiées pendant la campagne : nous reviendrons sur leur contenu en habitation quand elles seront disponibles, avec la même règle, celle de ne rapporter que ce qui est effectivement écrit.
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