Rimouski 2026 : 357 ventes sur onze quartiers, et une base qui ne couvre pas 2025
Rimouski est entrée dans notre base de ventes comparables, et l'article commence par sa limite plutôt que par ses chiffres : la fenêtre disponible va du 5 janvier au 4 septembre 2026, et rien avant. Pour le portrait général de la ville, voyez notre article sur le marché immobilier de Rimouski en 2026.
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Ce que la base contient, et ce qu'elle ne contient pas
357 ventes conclues, réparties sur onze quartiers, du 5 janvier au 4 septembre 2026. Ce sont des transactions réelles, pas des inscriptions ni des prix demandés.
Répartition mensuelle : 33 en janvier, 44 en février, 47 en mars, 46 en avril, 53 en mai, 48 en juin, 45 en juillet, 35 en août, 6 en septembre. Le dernier chiffre n'indique aucun effondrement : le mois était à peine entamé au moment de l'extraction.
Et voici ce que la base ne contient pas : aucune vente rimouskoise antérieure à janvier 2026. Nous l'écrivons en tête parce que c'est la seule information qui change la façon de lire tout le reste, et parce qu'un article de marché qui tairait cette limite laisserait croire à une profondeur historique qui n'existe pas.
Pourquoi aucune variation annuelle n'apparaît ici
C'est la conséquence directe du point précédent, et elle mérite une section à elle, parce que c'est exactement le chiffre qu'un lecteur cherche d'abord.
Une variation sur un an compare deux périodes séparées de douze mois. Avec une fenêtre qui commence en janvier 2026, il n'existe aucun point de comparaison : pas de janvier 2025 à mettre en face de janvier 2026, pas de moyenne annuelle antérieure, rien. Toute hausse ou baisse que nous publierions serait fabriquée à partir d'une source que nous n'avons pas.
Nous ne contournons pas la difficulté en changeant de sujet, en citant une statistique provinciale à la place, ou en comparant des mois entre eux comme s'il s'agissait d'années. La comparaison redeviendra possible quand une année complète sera en base, et elle sera alors mesurée. En attendant, ce qui est disponible est un niveau, pas une tendance, et c'est déjà utile.
Les médianes par type, avec leur nombre de ventes
Maison unifamiliale : médiane 394 000 $ sur 269 ventes. La moitié centrale des transactions se situe entre 325 000 et 465 000 $. C'est le seul type de la ville dont l'échantillon soit assez large pour qu'une médiane mensuelle ait du sens.
Copropriété : médiane 283 250 $ sur 56 ventes, moitié centrale de 240 000 à 330 000 $. L'écart avec la maison est de l'ordre de 110 000 $ à la médiane, ce qui situe la copropriété comme la porte d'entrée du marché local.
Duplex : médiane 349 000 $ sur 17 ventes, moitié centrale de 300 000 à 385 000 $. À lire comme un ordre de grandeur, pas comme un prix de marché stable.
Trois buckets restent volontairement sans médiane publiée : plex avec 6 ventes, triplex avec 5, et la catégorie « autre » avec 4. En dessous de dix transactions, une médiane se déplace au gré d'une seule vente atypique, et publier un chiffre précis sur un échantillon aussi mince donne une fausse impression de solidité.
Une précision de méthode qui compte : duplex, triplex et plex sont trois catégories distinctes chez nous, jamais additionnées. Les agréger produirait un quatrième chiffre qui ne correspondrait à aucune des trois réalités.
Onze quartiers, et quatre qui portent la moitié du volume
Saint-Pie X arrive premier avec 71 ventes. Suivent Sainte-Odile avec 48, Sacré-Coeur avec 46, et Pointe-au-Père avec 41.
Puis Sainte-Agnès et Saint-Germain avec 39, Nazareth avec 30, Sainte-Blandine et Mont-Lebel avec 23, Saint-Robert avec 20, Le Bic avec 18, Rimouski-Est avec 14, et les Terrasses Arthur-Buies avec 7.
Les quatre premiers cumulent 206 ventes, soit plus de la moitié du volume de la ville. Cette concentration a une conséquence pratique pour un vendeur : dans les sept quartiers restants, l'échantillon annuel est trop mince pour qu'une médiane de quartier soit fiable, et la comparaison utile se fait alors à l'échelle de la ville, ou sur des propriétés vraiment semblables plutôt que sur un secteur.
Ce qu'une médiane ne dit pas de votre propriété
Une médiane est le prix qui sépare la moitié basse de la moitié haute d'un échantillon. Elle ne tient compte ni de l'état, ni de la superficie, ni de l'année de construction, ni de l'emplacement précis à l'intérieur d'un quartier.
C'est pourquoi nous publions aussi la moitié centrale des transactions plutôt que la seule médiane. À Rimouski, la moitié centrale des maisons couvre 140 000 $ d'écart, de 325 000 à 465 000 $ : cela signifie qu'une maison parfaitement ordinaire peut légitimement se situer loin de la médiane sans que rien ne soit anormal.
La médiane sert à situer un ordre de grandeur. Une estimation sert à évaluer une propriété précise, avec ses caractéristiques. Les deux sont utiles, elles ne répondent pas à la même question, et confondre l'une avec l'autre est la source la plus fréquente de déception au moment de la mise en vente.
Ce qui se vérifie sur votre propre dossier
D'abord le nombre de ventes réelles dans votre quartier, et non le prix moyen affiché quelque part. Si votre secteur compte moins de vingt transactions sur la période, la comparaison se fait à l'échelle de la ville.
Ensuite le type exact, au sens du bucket. Un duplex n'est pas un triplex, et la médiane de l'un ne sert pas à situer l'autre.
Enfin la position de votre propriété dans la moitié centrale, plutôt que par rapport à la médiane seule. Savoir que la moitié des maisons se vend entre 325 000 et 465 000 $ vous dit davantage, pour préparer une mise en marché, que le chiffre unique de 394 000 $.
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