Marché immobilier du Québec en juin 2026 : 8 492 ventes, unifamiliale à 515 000 $
Le bilan provincial de juin 2026 tient en trois chiffres : 8 492 ventes résidentielles au Québec, en baisse d'environ 4 % sur un an, une unifamiliale médiane à 515 000 $ (+3 %) et une copropriété à 409 500 $ (+1 %). Pour le détail de la métropole, voyez nos statistiques immobilières de Montréal en juin 2026. Le plus intéressant du bilan provincial se trouve dans ce que la moyenne cache.
Prêt à vendre votre propriété ?
Obtenez une analyse de marché gratuite par un courtier OACIQ.
Parler à un courtier →On ne peut accompagner que 5 vendeurs par semaine dans votre secteur pour garder un suivi personnalisé.
Les chiffres de juin 2026 pour l'ensemble du Québec
- 8 492 ventes résidentielles, environ -4 % sur un an
- Unifamiliale : 515 000 $ de prix médian, environ +3 %
- Copropriété : 409 500 $ de prix médian, environ +1 %
Le profil est le même qu'au printemps : moins de transactions, des prix qui continuent de monter, mais lentement. C'est la signature d'un marché qui s'ajuste par les volumes avant de s'ajuster par les prix. Les vendeurs qui acceptent le prix du marché vendent ; les autres retirent leur propriété ou attendent, ce qui réduit le nombre de transactions sans faire tomber les médianes.
Le repli du volume est presque entièrement montréalais
C'est le calcul que peu de bilans font. La région de Montréal a enregistré 4 012 ventes en juin 2026, en baisse d'environ 8 %, soit près de la moitié du volume provincial. En retranchant Montréal du total de 8 492, il reste environ 4 480 ventes pour tout le reste du Québec. En appliquant les mêmes variations à juin 2025, le reste de la province se situait à un niveau très voisin : autrement dit, hors région de Montréal, le volume est resté à peu près stable sur un an.
La précision de ce calcul dépend des arrondis des pourcentages publiés, mais l'ordre de grandeur est net : la baisse provinciale de 4 % ne décrit pas un ralentissement généralisé. Elle décrit un ralentissement métropolitain qui, dilué dans un total provincial, donne l'impression d'un phénomène national. Pour un vendeur de Trois-Rivières, de Saguenay ou de la Montérégie, la nuance change tout : le marché local n'a pas nécessairement ralenti.
Une médiane provinciale ne décrit aucune ville
Les 515 000 $ de l'unifamiliale québécoise sont un point de repère statistique, pas un prix de marché. Ils agrègent la région de Montréal, où l'unifamiliale médiane atteint 649 000 $, et des régions où elle se situe très en dessous. Une même maison change de valeur du simple au double selon son code postal, et aucune médiane provinciale ne capte cet écart.
L'usage correct de ce chiffre est celui d'un indicateur de tendance : +3 % sur un an pour l'unifamiliale, +1 % pour la copropriété. Ce qui compte pour votre décision, c'est le différentiel entre segments, pas le niveau absolu.
Maison et condo : deux trajectoires qui s'écartent
À l'échelle du Québec, l'écart entre l'unifamiliale (515 000 $) et la copropriété (409 500 $) s'établit à environ 105 500 $. Dans la région de Montréal, le même écart atteint environ 214 000 $ (649 000 $ contre 435 000 $), soit le double. Et il continue de se creuser puisque l'unifamiliale progresse plus vite que le condo dans les deux périmètres.
Deux lectures. Pour un primo-accédant en région, le condo n'est pas nécessairement le passage obligé : l'écart de 105 500 $ se franchit avec un budget raisonnable. Dans la métropole, en revanche, l'écart de 214 000 $ transforme le condo en véritable porte d'entrée, souvent la seule accessible sans double revenu élevé. Pour un propriétaire de condo qui vise la maison, la conclusion est inverse : plus le temps passe, plus la marche à franchir est haute.
Ce qu'il faut surveiller d'ici l'automne
Trois repères. Le taux directeur, maintenu à 2,25 % le 15 juillet 2026, avec une prochaine annonce le 2 septembre 2026. Les taux fixes, avec un 5 ans descendu à 4,09 % à Montréal le 23 juillet 2026, qui améliorent la capacité d'emprunt sans intervention de la banque centrale. Et l'inventaire local, seul indicateur qui vous dise si, dans votre secteur, c'est l'acheteur ou le vendeur qui mène.
Votre marché local plutôt que la médiane provinciale
Estimer ma propriété →Restez informé du marché immobilier
Recevez nos analyses et conseils chaque semaine, directement dans votre boîte courriel.
Articles similaires
Marché immobilier Chambly 2026 : le charme du bassin dans une Rive-Sud en mutation
Chambly en 2026 : bassin, Vieux-Chambly, familles en quête d'espace et d'histoire. Analyse du marché local dans une Rive-Sud où les ventes tiennent mais où l'offre bondit de 21 %.
Marché immobilier québécois été 2026 : la phase de transition expliquée
L'APCIQ qualifie 2026 de phase de transition et de normalisation après des sommets historiques. Prix moyen provincial 568 580 $ (+3,7 %), ventes 9 300 (-5,7 %), RMR de Montréal en repli (-7 %) mais prix toujours en hausse, offre plus abondante et taux directeur stable à 2,25 %.
Marché immobilier Côte-des-Neiges 2026 : condo 428 000 $
Côte-des-Neiges avril 2026 : médiane condo 428 000 $ (+2 % vs MTL), mensualité 1 750 $ à 3,69 %. U de M, hôpitaux. APCIQ + ratios.
Vous vendez ou achetez au Québec ?
Obtenez une estimation gratuite en 2 minutes, basée sur +34 000 ventes réelles.
Estimer gratuitement