L’APCIQ décrit l’été 2026 comme une phase de transition et de normalisation après des sommets historiques. À l’échelle de la province, le prix moyen atteint 568 580 $ (+3,7 % sur un an) tandis que les ventes reculent à 9 300 (-5,7 %). Ce contraste — prix en hausse, ventes en baisse — est au cœur de la transition que nous détaillons aussi dans notre bilan provincial de mai 2026. Voici comment lire ce marché et ce qu’il implique pour vous.
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Parler à un courtier →1. Ce que veut dire « transition »
Selon l’APCIQ, le marché entre dans une phase de transition et de normalisationaprès des sommets historiques. Concrètement : les ventes ralentissent (9 300 à l’échelle du Québec, -5,7 %), sans que cela traduise un effondrement. L’Association souligne que le marché reste solide par rapport à sa moyenne historique. La normalisation, c’est le retour à un rythme plus soutenable après des années de surchauffe : moins de frénésie, plus d’équilibre entre acheteurs et vendeurs.
2. Les prix résistent malgré le recul des ventes
C’est la signature de cette transition : les ventes baissent, mais les prix tiennent. À l’échelle provinciale, le prix moyen progresse de 3,7 % sur un an (568 580 $) et de 0,4 % sur un mois. Dans la RMR de Montréal, malgré des ventes en repli de 7 % (4 623 transactions), l’unifamiliale médiane atteint 645 000 $ (+3,2 %), le condo 430 000 $ et le plex 875 000 $ (+6,1 %). La demande de fond reste présente face à une offre encore mesurée : tant que l’inventaire ne dépasse pas franchement la demande, les prix résistent.
3. L’offre se reconstitue : plus de choix
L’autre marqueur de la normalisation, c’est le retour de l’offre. Dans la RMR de Montréal, le marché est plus abondant qu’il y a quelques mois, et le recul des ventes touche tous les segments (condos -8 %, unifamiliale -6 %, plex -5 %). Pour l’acheteur, cette reconstitution de l’inventaire signifie plus de choix et plus de temps pour décider. Après des années de pénurie et de surenchère, magasiner redevient possible sans pression permanente — un changement de climat majeur.
4. Le rôle de la stabilité des taux
La Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25 %, un cap conservé le 10 juin 2026 (5e maintien consécutif). Cette stabilité est un pilier de la transition : elle offre de la prévisibilité aux ménages. Pas d’urgence d’acheter avant une remontée, pas de raison d’attendre une baisse imminente : les décisions peuvent être réfléchies. La prochaine annonce, le 15 juillet 2026, sera la première grande échéance de l’été.
5. Ce que ça implique pour acheteurs et vendeurs
Pour l’acheteur, la transition est plutôt favorable : plus de choix, moins de surenchère, un taux stable. C’est le moment de se faire pré-approuver et de comparer sérieusement. Pour le vendeur, le message est clair : dans un marché mieux pourvu, le prix juste dès le départ fait toute la différence. Les prix résistent à l’échelle des médianes, mais les biens surcotés stagnent tandis que les biens bien positionnés, alignés sur les comparables récentes, se vendent.
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