Marché québécois juillet 2026 : l'offre bouge plus vite
La province a enregistré 7 407 ventes résidentielles en juillet 2026, en recul de 6 % sur un an. Dans le même mois, les inscriptions en vigueur ont atteint 41 166, en hausse de 19 %. Retenez ce rapport : l'offre progresse trois fois plus vite que la demande ne recule. C'est ce déséquilibre de vitesse, plutôt que le repli des ventes lui-même, qui décrit le mieux le marché québécois cet été. Pour le détail de la région métropolitaine, voyez notre bilan des ventes de juillet 2026 à Montréal.
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Un ralentissement amorcé depuis avril
Les 7 407 ventes de juillet ne sont pas un accident isolé : l'APCIQ situe le point de départ du ralentissement au mois d'avril. Un recul de 6 % sur un an reste modéré pris seul, mais il s'inscrit dans une séquence, et c'est la séquence qui compte pour qui prépare une mise en marché à l'automne. Comparer sa situation à celle d'un vendeur du premier trimestre revient à comparer deux marchés différents.
41 166 inscriptions : le vrai mouvement du mois
Le chiffre à retenir de juillet n'est pas celui des ventes, c'est celui des inscriptions en vigueur : 41 166, en hausse de 19 % sur un an. Une inscription en vigueur, ce n'est pas une nouvelle mise en marché, c'est une propriété disponible à un instant donné. Quand ce stock grossit de près d'un cinquième alors que les ventes ne reculent que de 6 %, cela signifie que des propriétés s'accumulent : elles entrent plus vite qu'elles ne sortent. Un acheteur voit cela sous forme de choix. Un vendeur le voit sous forme de concurrence.
Les prix par segment : trois trajectoires
L'unifamiliale affiche un prix médian de 505 000 $ dans la province, un niveau stable. La copropriété s'établit à 396 504 $, en léger repli, et c'est le seul segment suivi dont la médiane cède du terrain ce mois-là. L'APCIQ souligne par ailleurs que les prix des unifamiliales et des plex continuent de progresser. Ces deux constats ne se contredisent pas : le premier décrit le niveau atteint en juillet, le second décrit une direction. Une médiane peut rester stable un mois donné à l'intérieur d'une tendance haussière, simplement parce que la composition des ventes du mois a changé.
Pour un vendeur, la conséquence pratique est nette : la médiane provinciale est un repère de contexte, pas un prix d'affichage. Elle mélange toutes les régions et tous les types. Le prix qui compte reste celui des ventes comparables récentes de votre secteur, sur votre type de propriété.
Ce que la SCHL a révisé le 22 juillet
Deux semaines avant les chiffres de juillet, la SCHL a publié des prévisions révisées pour l'ensemble du Canada : 457 200 ventes attendues en 2026 contre 470 314 en 2025, un prix moyen national de 675 200 $ contre 679 543 $, et 241 400 mises en chantier contre 259 028. Ce sont trois reculs, et surtout une révision à la baisse par rapport aux prévisions de février, qui tablaient au contraire sur une hausse des ventes et des prix. La SCHL cite l'incertitude économique, le ralentissement de la croissance démographique et les coûts d'emprunt.
Pour le Québec, la SCHL attend des gains plus modestes dans un marché équilibré. Ce vocabulaire mérite qu'on s'y arrête : « gains plus modestes » n'est pas « baisse », et « marché équilibré » n'est pas « marché d'acheteurs ». C'est exactement ce que décrivent les chiffres de juillet, avec une offre qui remonte et des prix qui tiennent.
Ce que ça change pour un vendeur
Avec 41 166 propriétés disponibles, votre bien n'est plus rare par défaut. La façon dont il se présente le premier jour compte davantage qu'au printemps dernier : un prix calé sur les comparables, des photos soignées, une disponibilité réelle pour les visites. Le coût d'un mauvais positionnement initial n'est pas nul, il se paie en semaines d'affichage, puis en baisse consentie sous pression. Un prix juste dès le départ reste la décision la moins chère de tout le processus.
Ce que ça change pour un acheteur
Le choix s'élargit très concrètement, et la pression de décider en une visite s'est relâchée. Mais les prix ne s'effondrent pas : l'unifamiliale est stable, la copropriété ne recule que légèrement. Autrement dit, ce marché récompense la sélection plutôt que la négociation agressive. Prenez le temps de comparer plusieurs propriétés du même secteur, exigez l'inspection, et gardez à l'esprit qu'un bien affiché depuis longtemps offre plus de marge qu'une nouvelle inscription bien positionnée.
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