Île de Montréal, septembre 2026 : l'unifamiliale recule à 779 000 $, la RMR ne bouge pas
Vous possédez une maison sur l'île de Montréal et vous lisez que le prix médian de l'unifamiliale est stable dans la région. Les statistiques de septembre 2026 de l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) disent autre chose pour l'île : la médiane y recule de 4 %, à 779 000 $. Les deux chiffres sont exacts. Notre lecture de la région métropolitaine, centrée sur la copropriété, est dans l'article sur la RMR de Montréal en septembre 2026. Celui-ci isole l'île et la maison unifamiliale, et explique pourquoi un même type de propriété suit deux trajectoires selon le territoire qu'on regarde.
Prêt à vendre votre propriété ?
Obtenez une analyse de marché gratuite par un courtier OACIQ.
Parler à un courtier →On ne peut accompagner que 5 vendeurs par semaine dans votre secteur pour garder un suivi personnalisé.
Île de Montréal, septembre 2026 : les chiffres de l'APCIQ
Selon les statistiques mensuelles de l'APCIQ, établies à partir du système Centris, l'île de Montréal a enregistré 1 104 ventes résidentielles en septembre 2026, contre 1 287 un an plus tôt (−14 %). Par catégorie :
- unifamiliales : 310 ventes (−20 %), prix médian de 779 000 $ (−4 %), 55 jours sur le marché en moyenne (+3 jours) ;
- copropriétés : 586 ventes (−9 %), prix médian de 476 500 $ (−1 %), 73 jours (+19 jours) ;
- plex de 2 à 5 logements : 208 ventes (−18 %), prix médian de 930 000 $ (+5 %), 55 jours (+6 jours).
Les variations sont calculées par l'APCIQ par rapport à septembre 2025. Un an plus tôt, l'unifamiliale de l'île se vendait à une médiane de 815 000 $, sur 387 transactions.
Une médiane en recul sur l'île, stable dans la RMR
Pour l'ensemble de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal, l'APCIQ compte 1 649 unifamiliales vendues en septembre 2026 (−9 %), à un prix médian de 635 000 $, exactement celui de septembre 2025. Sur le même mois et pour le même type de propriété, l'île affiche donc une médiane en baisse de 4 % et des ventes en baisse de 20 %, quand la RMR affiche une médiane stable et des ventes en baisse de 9 %.
La différence de niveau, 779 000 $ contre 635 000 $, n'est pas une surprise : la maison de l'île est plus chère que celle des couronnes. Ce qui mérite d'être lu, c'est la différence de direction.
Pourquoi les deux chiffres ne se contredisent pas
L'île fait partie de la RMR, mais elle n'en représente qu'une fraction pour l'unifamiliale. En septembre 2026, ses 310 ventes forment environ 19 % des 1 649 ventes de la RMR. Les quatre autres cinquièmes se font à Laval, sur les rives nord et sud, à Vaudreuil-Soulanges et à Saint-Jean-sur-Richelieu. Hors de l'île, on obtient par soustraction environ 1 339 ventes, contre 1 416 un an plus tôt, un recul d'environ 5 %, bien moindre que celui de l'île.
Une médiane régionale est formée surtout par le territoire qui fournit le plus de ventes. Quand la maison recule sur l'île mais pas ailleurs, la médiane de la RMR reflète d'abord ce qui se passe ailleurs. C'est pourquoi un propriétaire de l'île qui lit le chiffre régional se fait une idée trop optimiste de son propre marché, et pourquoi un propriétaire de la couronne qui lit le chiffre de l'île se fait une idée trop pessimiste du sien. La médiane de la RMR ne se calcule pas à partir de celles des secteurs : la soustraction ne vaut que pour les ventes, pas pour les prix.
Un mois contre neuf : −4 % en septembre, +4 % depuis janvier
Le même tableau de l'APCIQ donne le cumul annuel. De janvier à septembre 2026, il s'est vendu 3 419 unifamiliales sur l'île (−9 %), à un prix médian de 820 000 $, contre 789 000 $ sur la même période de 2025 : une hausse de 4 %. Sur neuf mois, la maison de l'île n'est donc pas en baisse. C'est le mois de septembre qui l'est.
Une médiane mensuelle calculée sur 310 ventes bouge davantage qu'une médiane calculée sur plus de 3 400 : quelques transactions de plus ou de moins de part et d'autre du milieu suffisent à la déplacer. Un seul mois en recul ne fait pas une tendance. Si la médiane de l'île reste sous son niveau de l'an dernier en octobre et en novembre, la lecture changera ; pour l'instant, septembre est un signal à suivre, pas une conclusion.
Sur l'île, l'unifamiliale fait bande à part
Les deux autres catégories de l'île ne suivent pas la maison. Le prix médian de la copropriété est quasi stable, à 476 500 $ (−1 %), et celui du plex progresse de 5 %, à 930 000 $. L'unifamiliale est aussi la catégorie dont les ventes reculent le plus (−20 %, contre −9 % pour la copropriété et −18 % pour le plex).
Un recul de prix limité à une catégorie et à un territoire ne se lit pas comme un retournement du marché. Il dit que, sur l'île, en septembre, l'acheteur d'une maison a payé moins cher que l'an dernier, alors que l'acheteur d'un plex a payé plus cher. Les deux marchés ne répondent pas aux mêmes acheteurs : le plex est en partie acheté pour ses revenus, la maison pour y vivre.
Ce que le vendeur et l'acheteur d'une maison sur l'île doivent en retenir
Pour un vendeur, la médiane à retenir n'est ni celle de la RMR ni même celle de l'île, mais celle des maisons comparables vendues récemment dans son propre secteur. Le chiffre de septembre invite surtout à ne pas fixer un prix d'affichage sur les ventes du printemps sans vérifier ce qui s'est vendu depuis. La moyenne de 55 jours sur le marché donne un repère pour juger si une inscription tarde.
Pour un acheteur, le recul de septembre est un argument de négociation légitime, à condition de le confronter aux ventes de la rue ou du quartier visé. Le cumul annuel en hausse rappelle que la baisse est récente et qu'elle ne touche pas tous les secteurs de l'île de la même façon.
Comparer votre maison aux ventes réelles de votre secteur
Obtenir une estimation →Restez informé du marché immobilier
Recevez nos analyses et conseils chaque semaine, directement dans votre boîte courriel.
Articles similaires
Rive-Sud : deux secteurs, deux régimes d'offre
En juillet 2026, Candiac et La Prairie portent 146 inscriptions de copropriétés en vigueur avec une hausse de 72 %, Chambly en porte 58 avec une hausse de 18 %. Le plus gros stock est ici celui qui bouge le plus, ce qui contredit l'intuition courante. Ce que cela dit à un vendeur de la Rive-Sud proche.
Prévisions révisées 2026 : -6 % de ventes, +5 % sur le prix médian unifamilial
La prévision de février est révisée : recul des ventes de 6 % sur 2026, mais hausse de 5 % du prix médian des unifamiliales. Pourquoi volume et prix peuvent diverger la même année, chiffres du deuxième trimestre à l'appui.
Prix des maisons au Canada : en termes réels, retour à la fin de 2016
Selon les séries de la BRI, l'indice réel des prix résidentiels au Canada était à 140,4 au premier trimestre 2026, un niveau qu'il n'avait plus connu depuis la fin de 2016. Sur un an, -4,8 % en nominal et -6,8 % en réel. Ce que la différence entre les deux mesures veut dire.
Vous vendez ou achetez au Québec ?
Obtenez une estimation gratuite en 2 minutes, basée sur +40 000 ventes réelles.
Estimer gratuitement