Deux grandes régions métropolitaines, deux trajectoires opposées. En mai 2026, la RMR de Québec a enregistré 964 ventes, en hausse de 5 % — un sommet — tandis que la RMR de Montréal reculait à 4 623 ventes (-7 %). Pour le détail du record de la Capitale-Nationale, voyez notre analyse du sommet des ventes à Québec. Comprendre cette divergence aide à décider où, quand et comment agir cet été.
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Parler à un courtier →1. Montréal ralentit
À Montréal, les 4 623 ventes de mai 2026 marquent un repli de 7 % sur un an. Les prix continuent pourtant de progresser, mais modérément : unifamiliale +3 %, plex +6 %, copropriété +1 %. Le signal le plus net vient des délais de vente : 30 jours pour l’unifamiliale, 39 jours pour le plex, mais 47 jours pour la copropriété. La copropriété au centre-ville bascule d’ailleurs vers un marché d’acheteurs. Autrement dit, Montréal respire : plus de choix, plus de temps pour décider.
2. Québec accélère
La Capitale-Nationale prend le contre-pied. Avec 964 ventes (+5 %), la RMR de Québec touche un sommet et voit ses prix médians grimper à des records : plex 575 000 $ (+15 %), unifamiliale 470 000 $, copropriété 330 000 $. Le marché y reste plus petit en volume que Montréal, mais nettement plus tendu : la demande absorbe l’offre et pousse les prix, en particulier sur le plex.
3. Pourquoi cette divergence
À l’échelle du Québec, mai 2026 a totalisé 9 300 ventes(-6 %) avec des inscriptions en forte hausse (42 066, +13 %) et un prix médian unifamilial de 524 900 $(+5 %). Québec surperforme cette moyenne du côté des ventes, alors que Montréal la tire vers le bas en volume. La toile de fond est commune : un taux directeur maintenu à 2,25 % le 10 juin, un financement prévisible et une offre qui se reconstitue. Mais les marchés locaux réagissent différemment à ce cadre, selon leur niveau de prix de départ et la profondeur de leur demande.
4. Ce que ça change pour un acheteur
Votre stratégie dépend de la ville. À Québec, la vigueur des ventes et les prix au sommet imposent d’être prêt : pré-approbation en main et décision rapide quand le bon bien apparaît. À Montréal, l’offre plus abondante — surtout en copropriété — laisse davantage de marge : vous pouvez comparer, négocier et viser un prix aligné sur les comparables récentes. Dans les deux cas, connaître la valeur réelle du secteur reste la meilleure protection.
5. Ce que ça change pour un vendeur
À Québec, le rapport de force penche encore côté vendeur, surtout sur le plex : un bien bien préparé et correctement présenté peut viser le haut de la fourchette. À Montréal, et particulièrement pour la copropriété, la clé est un prix juste dès le départ : avec des délais qui s’allongent (47 jours) et plus de concurrence, les biens surcotés stagnent. Le bon réflexe, des deux côtés du fleuve : fixer le prix sur des données récentes plutôt que sur l’année dernière.
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