Copropriété à Montréal : 435 000 $ en juin 2026, un nouveau record
En juin 2026, le prix médian des copropriétés de la région de Montréal atteint 435 000 $, en hausse d'environ 2 % sur un an. Le condo inscrit un sommet, et ce malgré un recul des ventes d'à peu près 8 % et un inventaire en forte hausse. Le segment le plus abordable du marché montréalais résiste là où on l'attendait fragile. Pour le mouvement d'inventaire qui s'est amplifié au printemps, voyez notre analyse des condos de la RMR en mai 2026.
Prêt à vendre votre propriété ?
Obtenez une analyse de marché gratuite par un courtier OACIQ.
Parler à un courtier →Un prix record dans un marché qui ralentit
Le paradoxe saute aux yeux : moins de ventes, plus d'inventaire, et pourtant un prix médian qui atteint un sommet à 435 000 $. Ces trois faits ne sont pas contradictoires. La baisse de volume mesure le nombre de transactions conclues, l'inventaire mesure le choix disponible, et le prix médian mesure ce que les acheteurs acceptent réellement de payer pour les biens qui se vendent. En juin 2026, ce dernier chiffre continue de progresser pour la copropriété, signe que la demande reste bien présente sous l'attentisme apparent.
Pourquoi le condo tient
La copropriété est la porte d'entrée la plus accessible vers la propriété au Québec. Quand les taux et les prix de l'unifamiliale limitent la capacité d'emprunt, une part de la demande se reporte naturellement vers le condo, plus abordable. Ce report soutient les prix du segment. À cela s'ajoute la demande de primo-accédants, pour qui le condo reste souvent le seul point d'entrée réaliste dans les secteurs centraux, et celle d'investisseurs cherchant un actif locatif de plus petite taille. La combinaison maintient une pression haussière malgré le ralentissement général.
Le paradoxe de l'inventaire en hausse
L'offre de copropriétés a nettement augmenté sur un an, ce qui redonne du choix aux acheteurs. Mais une hausse de l'inventaire ne se traduit pas immédiatement par une baisse des prix. Le premier effet visible d'un marché qui se rééquilibre est l'allongement des délais de vente : les biens restent plus longtemps affichés avant de trouver preneur. Le prix médian, lui, ne cède qu'ensuite, et seulement si l'offre finit par dépasser durablement la demande. En juin 2026, on n'en est pas là pour le condo montréalais.
Ce que ça change pour un premier acheteur
Le contexte est plus favorable qu'il y a un an. Avec plus de choix et moins de surenchères, l'acheteur d'un premier condo retrouve du temps et de la marge : visiter sans se précipiter, déposer une offre conditionnelle à l'inspection, et négocier. Le budget reste exigeant à 435 000 $ de médiane, mais la fenêtre pour acheter dans de bonnes conditions est réelle. Un réflexe essentiel avant toute offre sur un condo : analyser le fonds de prévoyance et le procès-verbal des dernières assemblées, car une cotisation spéciale mal anticipée peut effacer toute la marge négociée.
Ce que ça change pour un vendeur de condo
Face à un inventaire plus fourni, le vendeur de copropriété affronte davantage de concurrence directe, souvent dans le même immeuble ou le même secteur. Le prix d'affichage juste, appuyé sur les ventes comparables récentes plutôt que sur le sommet régional, fait la différence entre une vente rapide et un bien qui s'enlise. La préparation du dossier compte autant que le prix : documents de copropriété complets, fonds de prévoyance sain, déclaration du vendeur soignée. Dans un marché plus sélectif, l'acheteur choisit d'abord le condo qui le rassure.
Connaître la valeur réelle de votre condo
Estimer ma propriété →Restez informé du marché immobilier
Recevez nos analyses et conseils chaque semaine, directement dans votre boîte courriel.
Articles similaires
Offre en reconstitution au Québec : 42 066 inscriptions (+13 %), ce que ça change pour un vendeur
En mai 2026, le Québec comptait 42 066 inscriptions en vigueur (+13 %) et 15 405 nouvelles inscriptions (+5 %). Plus de concurrence pour les vendeurs, mais des prix qui tiennent (unifamiliale 524 900 $, +5 %).
Prix en hausse, ventes en baisse : le paradoxe de mai 2026 expliqué
En mai 2026, les ventes reculent de 7 % dans la RMR de Montréal, mais les prix médians montent (unifamiliale +3 %, plex +6 %, copropriété +1 %). Pourquoi les prix grimpent quand le volume baisse : le mécanisme derrière ce paradoxe apparent.
Marché immobilier Longueuil, été 2026 : la Rive-Sud accessible reliée au métro
Longueuil combine une Rive-Sud abordable et un accès direct au centre-ville de Montréal par le métro et les ponts. Secteurs contrastés (Vieux-Longueuil, Saint-Hubert, Greenfield Park), dynamique estivale : lire le marché de Longueuil en 2026.
Vous vendez ou achetez au Québec ?
Obtenez une estimation gratuite en 2 minutes, basée sur +34 000 ventes réelles.
Estimer gratuitement