Après des années de rareté, l’offre revient. À l’échelle du Québec, mai 2026 a totalisé 42 066 inscriptions en vigueur(+13 %) et 15 405 nouvelles inscriptions (+5 %). Pour un vendeur qui met en marché maintenant, cela change la donne : plus de propriétés en concurrence, mais un marché qui reste porteur. Pour le portrait provincial complet, voyez notre analyse du marché québécois de mai 2026. Voici comment lire cette reconstitution de l’offre.
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Parler à un courtier →1. Le chiffre : 42 066 inscriptions en vigueur
Les 42 066 inscriptions en vigueur de mai 2026 (+13 % sur un an) marquent une hausse nette du choix offert aux acheteurs partout dans la province. Le flux de nouvelles inscriptions suit : 15 405 (+5 %). Autrement dit, ce n’est pas seulement un stock résiduel qui gonfle : des propriétaires décident activement de vendre. Le marché québécois sort de la pénurie qui a caractérisé les dernières années.
2. Plus d’offre : ce que ça veut dire pour un vendeur
Concrètement, votre propriété n’est plus l’une des rares disponibles : elle est comparée à davantage d’autres. Le pouvoir de négociation se rééquilibre légèrement vers l’acheteur, qui prend le temps de magasiner. Cela ne veut pas dire que le marché est défavorable : cela veut dire que le positionnement compte. Un bien bien présenté et correctement évalué se démarque ; un bien surcoté se noie dans l’abondance et accumule les jours sur le marché.
3. Les prix tiennent malgré tout
Point rassurant pour les vendeurs : la hausse de l’offre n’a pas fait plonger les prix. En mai 2026, le prix médian d’une unifamiliale au Québec atteignait 524 900 $, en hausse de 5 % sur un an. Les 9 300 ventes du mois (-6 %) confirment un marché qui ralentit en volume sans corriger en valeur. La reconstitution de l’offre agit comme une soupape : elle calme la surenchère plutôt qu’elle ne casse les prix.
4. Mettre en marché maintenant : le prix juste dès le départ
La première semaine d’une annonce est la plus regardée : c’est le moment où l’intérêt est maximal. Dans un marché mieux pourvu, un prix aligné sur les comparables récentes capte cette attention ; un prix gonflé « pour tester » la brûle et condamne l’annonce à des baisses successives qui signalent la faiblesse. Le bon réflexe : partir juste, pas « haut pour négocier ».
5. Le timing avec la Banque du Canada
Le contexte de financement joue en votre faveur : le taux directeur est maintenu à 2,25 % depuis le 10 juin (5e maintien), avec un taux préférentiel à 4,45 %. Les acheteurs solvables sont donc présents et leur capacité d’emprunt est prévisible. La prochaine décision, le 15 juillet 2026, n’a pas encore été rendue ; en attendant, vendre dans une fenêtre de taux stable évite le pari d’attendre un marché hypothétique plus chaud.
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