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GUIDE VENDEUR

Vendre une unifamiliale à Montréal : pourquoi 30 jours n’est pas une garantie

En mai 2026, une unifamiliale se vend en moyenne en 30 jours dans la RMR de Montréal — mais l’offre remonte (+14 % d’inscriptions). Le piège ? Le surprix.

📅 3 juillet 2026⏱️ 8 min de lecture📊 Source : APCIQ

« Les maisons se vendent en 30 jours à Montréal » : le chiffre est exact — c’est bien le délai médian d’une unifamiliale dans la RMR en mai 2026. Mais c’est une moyenne, pas une promesse. Avec des inscriptions en hausse de 14 %, l’acheteur a de nouveau le choix, et le surprix ne pardonne plus. Pour situer le contraste des délais entre types de propriété, voyez notre analyse du marché à deux vitesses (30 vs 47 jours). Voici pourquoi le prix de départ fait tout.

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1. Le mythe des 30 jours

Un délai médian de 30 jours ne signifie pas que votre maison se vendra en 30 jours. La médiane mélange les ventes éclair — parfois quelques jours — et les annonces qui s’éternisent. Ce sont les propriétés bien positionnées qui tirent la médiane vers le bas. Une unifamiliale surcotée, elle, peut dépasser largement ce cap et rester visible des semaines, ce qui envoie exactement le mauvais signal.

2. Le piège du surprix quand l’offre remonte

En pénurie, un vendeur pouvait afficher haut « pour négocier » et trouver quand même preneur. En mai 2026, avec des inscriptions en hausse de 14 %, ce réflexe devient coûteux. Plus il y a de maisons comparables sur le marché, plus l’acheteur écarte sans hésiter celle qui est trop chère. Le surprix ne fait plus « gagner de la marge » : il fait perdre les premiers regards, ceux qui comptent.

3. Comment l’acheteur élimine une annonce surcotée

L’acheteur d’aujourd’hui compare en ligne, prix au pied carré à l’appui, et repère vite l’anomalie. Une unifamiliale affichée 10 % au-dessus des comparables récentes est souvent écartée avant même la visite. Et le compteur des jours sur le marché travaille contre le vendeur : passé un certain seuil, les acheteurs présument un problème et attendent la baisse. La perception se retourne contre le prix.

4. Fixer le bon prix : comparables, pas sommets

Le bon prix ne se déduit ni d’un objectif personnel, ni du record du quartier de l’an dernier. Il se lit dans les ventes comparables récentes : même secteur, même type, caractéristiques proches, transactions des derniers mois. Le prix médian d’une unifamiliale a certes progressé (+3 % dans la RMR de Montréal en mai 2026), mais c’est la comparaison fine, pas la tendance générale, qui détermine le juste prix de votremaison.

5. Ce qui accélère vraiment une vente

Trois leviers, dans l’ordre : un prix juste dès le jour 1, une préparation soignée (réparations visibles, home staging léger, photos de qualité) et un lancement fort la première semaine. C’est cette fenêtre initiale qui décide : une annonce bien calée capte les acheteurs actifs immédiatement. Le taux directeur stable à 2,25 % les maintient dans le marché ; à vous de ne pas les faire fuir avec un prix de départ mal calibré.

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Rédigé par Hamza T., courtier immobilier certifié OACIQ · DESS en IA, UQAR

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