Unifamiliale Montréal juillet 2026 : le segment qui tient
En juillet 2026, la région métropolitaine de Montréal a enregistré 3 338 ventes, en recul de 10 % sur un an. L'unifamiliale, elle, ne cède que 4 %, avec 1 852 transactions. Elle porte donc 55,5 % du marché du mois, et son prix médian atteint 650 000 $, en hausse de 4 %. Pendant que la copropriété perd 17 % de son volume et le plex 16 %, c'est le segment qui tient. Pour le tableau d'ensemble du mois, voyez notre bilan des ventes de juillet 2026 à Montréal.
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Un recul deux fois et demie plus faible que le marché
Le chiffre à retenir n'est pas le moins 4 % pris seul, c'est l'écart avec le moins 10 % de l'ensemble. Sur un mois où tous les segments reculent, l'unifamiliale recule beaucoup moins que les deux autres. C'est ce que veut dire « résister » dans un marché en repli : non pas progresser, mais céder moins vite. Un vendeur d'unifamiliale n'évolue donc pas dans le même marché que son voisin qui met un condo en vente, alors qu'ils lisent tous les deux les mêmes titres sur le ralentissement montréalais.
55,5 % du marché, et ce que ça implique
Avec 1 852 des 3 338 ventes, l'unifamiliale représente plus de la moitié du marché montréalais en juillet, contre 34,2 % pour la copropriété avec ses 1 142 transactions. Cette part de marché a une conséquence directe sur la lecture des statistiques générales : quand un titre annonce que « le marché montréalais recule de 10 % », ce chiffre est déjà majoritairement composé de ventes d'unifamiliales, et il est tiré vers le bas par les deux segments minoritaires. La moyenne décrit mal chacun des segments qui la composent.
Volume et prix vont dans le même sens
C'est la particularité de ce segment en juillet : sa médiane progresse de 4 % sur un an, à 650 000 $, et son volume ne cède que 4 %. Les deux mouvements sont modérés et cohérents entre eux. C'est très différent du plex, dont le prix bondit de 6 % pendant que ses ventes chutent de 16 %. Une progression de prix adossée à un volume à peu près stable décrit une demande qui reste là. Une progression de prix adossée à un effondrement du volume décrit surtout un changement dans la composition des ventes conclues.
Ce que ça change pour un vendeur d'unifamiliale
La bonne nouvelle est réelle, elle n'est pas un blanc-seing. Un recul de 4 % du volume reste un recul, et l'inventaire de la région progresse de 17 % sur un an. Concrètement : il y a toujours des acheteurs pour l'unifamiliale, mais ils comparent davantage qu'il y a un an. Le prix d'affichage doit se caler sur les ventes comparables récentes du même secteur et du même type. La médiane de 650 000 $ est un repère de contexte : elle agrège toute la région métropolitaine, du plus central au plus périphérique, et ne dit rien de votre rue.
Ce que ça change pour un acheteur
Si vous attendiez une détente sur l'unifamiliale, juillet ne la livre pas. Le prix médian monte de 4 %, le volume ne cède que 4 %, et ce sont les deux autres segments qui absorbent l'essentiel du ralentissement. Il faut plutôt lire l'unifamiliale comme le segment où la patience rapporte le moins. La hausse de 17 % de l'inventaire régional élargit bien le choix, mais elle porte sur l'ensemble du marché : elle ne garantit pas qu'une unifamiliale bien située et correctement affichée restera disponible longtemps.
Une résistance à surveiller, pas à tenir pour acquise
Juillet est le cinquième mois consécutif de baisse pour l'ensemble du marché montréalais. L'unifamiliale a jusqu'ici absorbé ce mouvement mieux que les autres, mais rien ne garantit que l'écart se maintienne. La mesure à suivre est simple, et c'est la même que pour les autres segments : l'écart entre le recul du segment et celui de l'ensemble. Tant qu'il reste large, l'unifamiliale tient. S'il se referme, c'est que la pression a fini par l'atteindre aussi.
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