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RMR de Québec, septembre 2026 : inscriptions en hausse de 35 %, prix aussi

Vous cherchez une propriété dans la région de Québec et vous voyez plus d'affiches qu'au printemps. Vous vous attendez donc à des prix plus doux. Les statistiques de septembre 2026 de l'APCIQ disent autre chose : les inscriptions en vigueur ont bondi de 35 % en un an, et les prix médians ont quand même monté dans les trois catégories. Cet article explique pourquoi une offre qui monte vite ne fait pas baisser les prix quand elle part d'un niveau très bas, et où se trouve le premier signe de détente.

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Septembre 2026 dans la RMR de Québec : les chiffres

Selon les statistiques mensuelles de l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec a enregistré 776 ventes en septembre, contre 814 un an plus tôt, soit une baisse de 5 %. L'APCIQ souligne que ce niveau d'activité reste 23 % au-dessus de la moyenne des 10 dernières années.

Les inscriptions en vigueur s'élèvent à 2 530, en hausse de 35 %, et les nouvelles inscriptions du mois à 1 403, en hausse de 21 %.

Une hausse de 35 %, mais à partir de quoi

Une hausse en pourcentage se lit toujours par rapport à son point de départ. En appliquant la variation de 35 % aux 2 530 inscriptions actuelles, on obtient environ 1 870 inscriptions en vigueur en septembre 2025. Le stock a donc gagné quelques centaines de propriétés en un an, dans une région où il s'en est vendu 776 en septembre.

L'APCIQ précise que, malgré ce redressement, l'offre « demeure de moitié inférieure à sa moyenne historique ». C'est la suite directe de ce que nous décrivions en juillet, quand les inscriptions de la RMR de Québec montaient de 20 % dans un marché qui restait vendeur. La hausse s'est accélérée, mais le stock n'a pas encore rejoint un niveau normal pour la région.

Un ordre de grandeur : 3,3 mois à Québec, 7,1 à Montréal

Au rythme des ventes de septembre, les 2 530 inscriptions de la RMR de Québec représentent environ 3,3 mois de ventes. Le même calcul pour la RMR de Montréal, avec 21 793 inscriptions pour 3 082 ventes, donne environ 7,1 mois.

Ce calcul, inscriptions divisées par les ventes d'un seul mois, n'est pas l'indicateur officiel de l'APCIQ. Il donne pourtant un ordre de grandeur parlant : rapporté à son rythme de ventes, le stock de Québec représente moins de la moitié de celui de Montréal. Comme le résume la reprise de Journal Métro, contrairement à Montréal où l'inventaire dépasse sa moyenne historique, Québec reste en deçà de ce seuil.

Pourquoi les prix montent encore

Tant que le nombre de propriétés à vendre reste bas par rapport au nombre d'acheteurs, chaque bonne propriété trouve preneur rapidement. Les vendeurs n'ont pas de raison de baisser leur prix. L'APCIQ note d'ailleurs que les prix demeurent sous pression malgré le ralentissement des ventes.

Les chiffres le montrent : +5 % pour l'unifamiliale, +6 % pour la copropriété, +13 % pour le plex. La hausse de l'offre réduit la vitesse à laquelle les prix montent, ou le fera, mais elle ne suffit pas à les faire baisser tant que le marché reste plus serré que celui de Montréal.

Le premier signe de détente : l'unifamiliale

Le délai de vente d'une unifamiliale passe de 19 à 32 jours en un an. C'est la variation la plus nette du mois, et elle se produit dans la catégorie qui représente les deux tiers des ventes. À Montréal, c'est l'inverse : l'unifamiliale bouge à peine et la copropriété absorbe l'essentiel du ralentissement. À Québec, la copropriété garde un délai stable de 33 jours.

Ce délai plus long ne s'accompagne pas encore d'une baisse de prix. Il signifie que les acheteurs d'unifamiliales prennent plus de temps, visitent davantage et se pressent moins. Comme à Montréal, l'ajustement commence par le temps de vente avant de toucher, éventuellement, le prix.

Ce que cela change pour l'acheteur et le vendeur

Pour l'acheteur, plus de choix ne veut pas dire des prix plus bas. Cela veut dire un peu plus de temps pour comparer, faire inspecter et inclure des conditions, surtout pour une unifamiliale. Pour le vendeur, un marché encore serré ne dispense pas d'un prix fondé sur les ventes comparables récentes : avec 13 jours de plus en moyenne, une unifamiliale affichée trop haut le sentira avant les autres.

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Rédigé par Hamza T., courtier immobilier certifié OACIQ · DESS en IA, UQAR

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