On a beaucoup parlé du sommet des ventes à Québec en mai 2026. Mais un second chiffre mérite l’attention : les inscriptions en vigueur ont grimpé de 20 %. Autrement dit, l’offre se reconstitue vite, dans une région pourtant toujours favorable au vendeur. Pour le portrait côté ventes, voyez notre analyse du sommet des ventes à Québec. Ici, on regarde l’offre — et ce qu’elle annonce.
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Parler à un courtier →1. Le chiffre discret : +20 % d’inscriptions
Derrière les 964 ventes record, les inscriptions en vigueur de la RMR de Québec ont augmenté de 20 % sur un an. C’est une hausse nettement plus rapide que celle observée à l’échelle provinciale. L’offre disponible, longtemps rare dans la Capitale-Nationale, se reconstitue : davantage de propriétés s’affichent, donc davantage de choix pour les acheteurs.
2. Un marché qui reste vendeur
Cette montée de l’offre n’a pas renversé le rapport de force. En mai 2026, la RMR de Québec restait fermement vendeuse : ventes en hausse (+5 %), plex en forte progression (+15 %) et prix médians à des sommets (plex 575 000 $, unifamiliale 470 000 $, copropriété 330 000 $). L’offre grimpe, mais la demande la suit encore : le marché absorbe les nouvelles inscriptions sans se retourner.
3. Ce que +20 % d’offre préfigure
Une offre qui progresse deux fois plus vite que les ventes est un signal à surveiller. Si la tendance se poursuit, elle redonne graduellement du pouvoir de négociation à l’acheteur : plus de comparables, moins de surenchères, des délais qui pourraient s’allonger. Ce n’est pas une bascule déjà acquise — le marché reste vendeur aujourd’hui — mais c’est le genre de mouvement qui précède un rééquilibrage.
4. Le décalage typique : l’offre d’abord, l’équilibre ensuite
Les marchés ne changent pas de régime d’un coup. En général, la hausse de l’offre précède le ralentissement de la demande : les propriétaires remettent des biens en vente pendant que les acheteurs sont encore actifs, puis, si l’offre continue de gonfler, le rapport de force se déplace lentement. À Québec, on est au tout début de ce scénario : l’offre a bougé la première, la demande tient toujours. Suivre les prochains mois d’inscriptions dira si le mouvement s’installe.
5. Ce que ça veut dire à Québec maintenant
Pour l’acheteur : le choix s’élargit, mais le marché reste tendu ; se faire pré-approuver et suivre l’offre permet d’être prêt sans parier sur une détente incertaine. Pour le vendeur : le rapport de force est encore favorable, mais avec plus de concurrence à venir, un prix juste dès le départreste le meilleur moyen de profiter de la fenêtre actuelle. Dans les deux cas, l’indicateur à garder à l’œil, c’est l’offre.
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