Québec : 18 jours de délai, le marché le plus tendu de la province
Notre panorama du marché de Québec décrivait les quartiers et les tendances de fond. Le deuxième trimestre 2026 y ajoute un chiffre qui suffit à situer la région : une unifamiliale s'y vend en 18 jours, contre 38 pour l'ensemble du Québec. Vingt jours d'écart, dans la même province.
Prêt à vendre votre propriété ?
Obtenez une analyse de marché gratuite par un courtier OACIQ.
Parler à un courtier →On ne peut accompagner que 5 vendeurs par semaine dans votre secteur pour garder un suivi personnalisé.
18 jours contre 38 : l'écart avec la province
Le délai médian de l'unifamiliale s'établit à 18 jours dans la région métropolitaine de Québec, en baisse de 7 jours sur un an. La référence provinciale est de 38 jours, et celle de la région de Montréal de 32 jours. Québec vend donc une maison en un peu plus de la moitié du temps montréalais.
Les deux autres types suivent le même mouvement. La copropriété passe à 22 jours, en baisse de 6, et le plex à 28 jours, en baisse de 9. Les trois délais reculent simultanément, ce qui n'est le cas d'aucune autre région étudiée ce trimestre : ailleurs, au moins un segment ralentit.
Le volume confirme la tension. La région enregistre 2 872 ventes, en hausse de 2 %, quand la province recule de 5 % avec 27 296 ventes. Québec ne se contente donc pas de vendre plus vite, elle vend aussi davantage.
Neuf trimestres de baisse, puis un rebond de 19 %
L'événement du trimestre est ailleurs que dans les délais. Les inscriptions en vigueur atteignent 2 170, en hausse de 19 %, après neuf trimestres consécutifs de baisse. C'est un retournement de tendance, et il mérite d'être signalé comme tel.
Neuf trimestres, cela représente plus de deux ans pendant lesquels le nombre de propriétés disponibles à Québec n'a fait que diminuer, trimestre après trimestre. Un acheteur entré sur ce marché en 2024 a vu son choix se réduire à chaque saison. Que la série s'interrompe est en soi une information.
Pourquoi +19 % ne change encore rien
Le chiffre qui remet la hausse à sa place est le suivant : l'offre reste inférieure de 57 % à sa moyenne des dix dernières années. Autrement dit, le stock disponible représente à peine plus de quatre dixièmes de son niveau habituel.
Une progression de 19 % appliquée à un stock amputé de plus de la moitié ne restaure pas l'équilibre. Elle ralentit l'appauvrissement, elle ne le renverse pas. C'est la raison pour laquelle les délais continuent de reculer alors même que l'inventaire remonte : les deux séries ne se contredisent pas, elles décrivent un marché qui reste très en dessous de sa normale malgré un premier signe de reconstitution.
La leçon de lecture vaut au-delà de Québec. Un pourcentage de variation ne dit rien sans son point de départ. Une hausse de 19 % sur un stock déjà normal détend un marché ; la même hausse sur un stock effondré ne fait que le rendre un peu moins rare.
Le plex, segment le plus dynamique de la région
Les prix médians de l'unifamiliale et de la copropriété progressent chacun de 6 %. Le plex, lui, progresse de 13 %, avec un volume en hausse de 15 %. Il double donc la performance des deux autres types sur le prix, tout en gagnant en transactions.
Son délai suit la même logique : 28 jours, en baisse de 9, soit le recul le plus marqué des trois types de la région. Un segment qui accélère sur le prix, sur le volume et sur la vitesse en même temps décrit une demande qui excède franchement l'offre disponible.
Ces 28 jours se comparent aux 43 jours de la référence provinciale du plex. Un immeuble locatif se vend donc à Québec en deux tiers du temps qu'il met ailleurs au Québec.
Ce que 18 jours imposent à un acheteur
Un délai médian de 18 jours signifie que la moitié des maisons trouvent preneur en moins de trois semaines. La préparation devient déterminante, la négociation devient secondaire. Concrètement : préapprobation obtenue avant les visites, critères arrêtés, disponibilité pour visiter dans les jours qui suivent une mise en marché.
Cela ne veut pas dire renoncer aux vérifications. Un marché rapide augmente la tentation de raccourcir les délais de conditions, notamment l'inspection préachat. C'est précisément là que se prennent les mauvaises décisions coûteuses. La rapidité doit porter sur la décision d'offrir, pas sur la diligence.
Pour un vendeur de la région, la configuration est favorable, avec une nuance. La vitesse récompense un prix juste dès le premier jour ; elle ne récompense pas un prix optimiste. Dans un marché où la référence est de 18 jours, une propriété qui dépasse un mois d'affichage devient visible pour une mauvaise raison, et le compteur se retourne contre elle plus vite qu'ailleurs.
Fixer le bon prix dans un marché à 18 jours
Estimer ma propriété →Restez informé du marché immobilier
Recevez nos analyses et conseils chaque semaine, directement dans votre boîte courriel.
Articles similaires
Qui tient le marché en été 2026 ? Rapport de force acheteur/vendeur par type de propriété
Le marché immobilier n'est pas monolithique : lu via le ratio ventes/inscriptions, il penche acheteur pour la copropriété du centre-ville de Montréal, reste vendeur pour l'unifamiliale, et fortement vendeur pour le plex à Québec.
Marché immobilier Boisbriand 2026 : prix médians et analyse (Couronne Nord)
Marché immobilier de Boisbriand en 2026 : prix médians par type sur la Couronne Nord — maison 674 500 $ (64 ventes), condo 445 000 $ (39), duplex 882 750 $ (6), triplex 801 000 $ (16). Analyse pour acheteurs et vendeurs, données CourtiConnect.
Marché immobilier Sainte-Foy 2026 : quartier universitaire de Québec, fourchettes et tendances
Sainte-Foy en mai 2026 : profil universitaire et hospitalier, fourchettes unifamiliale et condo, dynamique acheteurs (Université Laval, CHUL, CHUQ) et perspectives.
Vous vendez ou achetez au Québec ?
Obtenez une estimation gratuite en 2 minutes, basée sur +34 000 ventes réelles.
Estimer gratuitement