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BdC 29 avril 2026 : anticipation et 3 scénarios chiffrés

Le 29 avril 2026, la Banque du Canada annonce sa quatrième décision de l’année. Le taux directeur est actuellement à 2,25 %, et les marchés monétaires hésitent entre une pause prolongée et une baisse de 25 points de base. Pour les acheteurs québécois, l’enjeu est concret : chaque tranche de 25 pb modifie d’environ 13 $ par 100 000 $ la mensualité sur un taux variable. Avec un plex montréalais médian à 855 000 $ (+9 % selon APCIQ mars 2026), l’impact se chiffre rapidement. Ce guide détaille les 3 scénarios réalistes et les décisions à prendre selon le résultat.

Contexte monétaire à la veille du 29 avril

Le taux directeur actuel de 2,25 % résulte d’un cycle de baisses entamé en 2024. La Banque du Canada a stabilisé ce taux depuis plusieurs réunions, observant l’évolution de l’inflation, du marché du travail et des tensions commerciales nord-américaines. Les tarifs Trump sur l’acier et l’aluminium (50 % depuis juin 2025) ajoutent une variable inflationniste supplémentaire.

Les taux fixes 5 ans des grandes banques se situent autour de 3,69 % à 4,05 %. Les taux variables se négocient autour de prime moins 0,90 %, soit environ 3,35 %. La courbe des swaps anticipe une baisse possible mais pas garantie d’ici l’été 2026.

Scénario 1 : pause à 2,25 % (probabilité estimée 55-65 %)

Le scénario le plus probable est une pause prolongée. La BdC justifierait cette décision par une inflation toujours dans la fourchette cible, un marché immobilier qui repart (plex MTL +9 %, condos +3 %) et une incertitude commerciale liée aux tarifs américains. Pour les acheteurs, cela signifie aucun changement immédiat sur les taux variables ni sur la capacité d’emprunt.

Impact concret : un acheteur pré-approuvé pour 500 000 $ à 3,35 % variable conserve une mensualité d’environ 2 460 $ sur 25 ans. La fenêtre actuelle de pré-approbation (généralement 90 à 120 jours) reste valide aux conditions actuelles. Stratégie : déposer une offre sans attendre, le marché printanier ne ralentit pas.

Scénario 2 : baisse à 2,00 % (probabilité estimée 30-40 %)

Une baisse de 25 pb amenerait le taux directeur à 2,00 %. Cette décision serait justifiée si l’inflation du panier de base ralentit en mars-avril, si l’emploi montre des signes de faiblesse ou si la BdC veut amortir l’impact des tarifs Trump avant qu’ils ne fragilisent la croissance. Le taux préférentiel des banques passerait de 4,25 % à 4,00 %.

Impact chiffré sur une hypothèque variable de 500 000 $ : la mensualité passe de 2 460 $ à environ 2 395 $, soit une économie de 65 $/mois ou 780 $/an. Sur 25 ans, l’épargne d’intérêts peut atteindre 18 000 à 22 000 $ si le taux reste bas. Pour les nouveaux acheteurs, la capacité d’emprunt augmente d’environ 2,5 %, soit 12 500 $ de plus pour le même revenu.

Scénario 3 : surprise hausse ou maintien long (probabilité estimée 5-10 %)

Une hausse n’est pas le scénario central, mais reste possible si les tarifs américains se traduisent par une poussée inflationniste rapide sur les biens importés, matériaux de construction et véhicules. Plus probable que la hausse : un signal de la BdC que la pause se prolongera bien au-delà de l’été, freinant les anticipations de baisses futures.

Dans ce scénario, les taux fixes 5 ans pourraient remonter de 10 à 20 pb dans les jours suivant l’annonce. Les acheteurs avec une pré-approbation valide profiteraient d’un avantage. Stratégie : convertir rapidement la pré-approbation en offre concrète avant l’ajustement des banques.

Impact différencié : taux fixes vs variables

Les taux variables réagissent immédiatement à la décision BdC. Le taux préférentiel suit le taux directeur et toute baisse se répercute sur les mensualités dès le cycle de calcul suivant. Les taux fixes, eux, dépendent davantage du marché obligataire 5 ans canadien, qui anticipe déjà une grande partie des décisions BdC. C’est pourquoi une baisse confirmée ne fait souvent que peu bouger les fixes à court terme.

Pour un acheteur en 2026, le choix fixe vs variable dépend de la tolérance au risque et de l’horizon. Avec un écart actuel d’environ 35 pb entre fixe 5 ans (3,69 %) et variable (3,35 %), le pari du variable se justifie si vous croyez à 1 à 3 baisses supplémentaires d’ici 12 mois.

Stratégie acheteur selon le scénario

Si la BdC baisse à 2,00 %, attendez 24 à 48 heures avant de soumettre votre offre pour bénéficier des nouvelles conditions hypothécaires. Demandez à votre courtier hypothécaire d’ajuster votre pré-approbation à la nouvelle réalité pour augmenter votre capacité d’achat. Si la BdC fait une pause, ne perdez pas de temps : le marché printanier québécois est très actif et chaque semaine sans offre peut coûter une opportunité.

Stratégie vendeur : peu importe le scénario, le 29 avril marque le début de la haute saison de visites. Une propriété bien positionnée en prix attire toujours plusieurs offres au printemps, surtout dans les segments plex et unifamiliales en banlieue rapprochée (Longueuil, Brossard, Laval, Repentigny).

Conclusion : préparer plutôt que prédire

L’exercice de prédiction du BdC est utile mais limité. Les marchés monétaires se trompent régulièrement, et l’essentiel pour un acheteur ou un vendeur n’est pas de deviner le bon scénario, mais d’être préparé à chacun. Une pré-approbation à jour, un courtier réactif et une connaissance des comparables locaux valent plus qu’une prédiction parfaite.

Hamza Taleb, courtier OACIQ chez RE/MAX (438 877-8525), accompagne ses clients sur tout le Québec et ajuste les stratégies en temps réel selon les annonces de la Banque du Canada. Une consultation gratuite avant le 29 avril permet de préparer plusieurs scénarios d’offre.

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