CourtiConnect
EN🤝Espace courtier
← Retour au blog

Exonération cumulative des gains en capital ou résidence principale : deux régimes, une confusion

Vous allez vendre et vous lisez qu'il existe une « exonération du gain en capital » de 1 250 000 $. Il est tentant d'en conclure que la vente de votre maison est couverte jusqu'à ce montant. Ce n'est pas le cas : l'expression recouvre deux régimes distincts, qui ne visent pas les mêmes biens. Le régime qui concerne la maison que vous habitez est présenté dans notre article sur l'exonération pour résidence principale. Celui-ci explique la différence entre les deux, et pourquoi le montant de 1 250 000 $ ne s'applique pas à une maison. Il donne des repères, pas un avis fiscal : chaque situation se valide avec un fiscaliste.

Prêt à vendre votre propriété ?

Obtenez une analyse de marché gratuite par un courtier OACIQ.

Parler à un courtier →

On ne peut accompagner que 5 vendeurs par semaine dans votre secteur pour garder un suivi personnalisé.

Deux exonérations qu'on confond

La première est l'exemption pour résidence principale. Elle porte sur un logement, celui que vous désignez comme votre résidence principale, et peut éliminer en tout ou en partie le gain réalisé à sa vente. Elle n'a pas de plafond en dollars.

La seconde est l'exonération cumulative des gains en capital. Elle ne porte pas sur un logement, mais sur des catégories précises de biens d'entreprise. Elle s'exprime par un plafond en dollars, utilisable sur toute une vie. Les deux régimes portent des noms voisins, s'appliquent tous deux à des gains en capital, et c'est à peu près tout ce qu'ils ont en commun.

La résidence principale : le logement que vous habitez

L'exemption pour résidence principale vise le logement que vous, votre conjoint ou vos enfants habitez normalement, et que vous désignez comme résidence principale pour les années de possession. La maison, le condo ou la partie d'un plex que vous occupez peuvent en bénéficier. Les règles de désignation et de calcul sont détaillées dans nos articles existants ; elles ne sont pas reprises ici.

Ce qu'il faut retenir pour la suite est simple : c'est ce régime, et lui seul, qui peut s'appliquer au gain réalisé sur la vente de la maison que vous habitez.

L'exonération cumulative : des actions et des biens agricoles ou de pêche

Selon la page de l'Agence du revenu du Canada (ARC) consacrée à la ligne 25400, mise à jour le 5 février 2026, l'exonération cumulative des gains en capital s'applique à deux catégories de dispositions :

La même page indique que, pour 2025, l'exonération cumulative est de 1 250 000 $, ce qui correspond à une déduction maximale de 625 000 $ pour les biens admissibles. L'ARC présente ce montant comme découlant de modifications proposées, et la page ne donne pas encore de montant pour 2026. Le Québec applique ses propres règles dans la déclaration provinciale, à vérifier auprès de Revenu Québec.

Pourquoi la maison n'y entre pas

La liste de l'ARC est fermée : des actions d'une petite entreprise qui répond à des critères précis, et des biens utilisés dans une entreprise agricole ou de pêche. Une maison détenue personnellement et habitée par son propriétaire n'appartient à aucune de ces deux catégories. Son gain relève de l'exemption pour résidence principale, ou de l'impôt s'il n'est pas couvert par cette exemption.

Les deux régimes ne s'additionnent donc pas sur une même maison. On ne « garde » pas l'exonération cumulative pour la partie du gain sur la maison que l'exemption pour résidence principale ne couvrirait pas : cette partie est simplement imposable.

Les cas qui brouillent la frontière

Trois situations rapprochent les deux régimes, et chacune demande une analyse au cas par cas :

Avant de vendre : les questions à poser à un fiscaliste

Cet article ne remplace pas un avis fiscal. Si votre vente touche à l'un des cas ci-dessus, ou si vous détenez plus d'une propriété, les questions utiles à poser à un fiscaliste avant de signer sont les suivantes :

Ces questions se posent avant la vente, quand la structure de la transaction peut encore être choisie, et non au moment de la déclaration de revenus.

Estimer la valeur de votre propriété avant de parler de gain

Obtenir une estimation →

Restez informé du marché immobilier

Recevez nos analyses et conseils chaque semaine, directement dans votre boîte courriel.

Articles similaires

Guide vendeur

Demander la révision de son évaluation municipale : fenêtre, forme, preuve

Contester une évaluation municipale n'est pas une négociation, c'est une procédure avec une fenêtre et une charge de preuve. Ce qui constitue une preuve, les quatre arguments qui ne fonctionnent pas, et où lire votre date limite.

Guide vendeur

Taxes municipales 2026 : pourquoi votre compte ne suit pas la hausse de votre évaluation

Votre évaluation monte de 30 %, votre compte de taxes beaucoup moins. Deux mécanismes s'interposent : l'étalement de la variation du rôle, que la Loi sur la fiscalité municipale permet sur les deux premiers exercices, et l'ajustement des taux par la municipalité. Exemple construit à l'appui.

Guide vendeur

Évaluation municipale après rénovation : le certificat qui modifie le rôle

Après un agrandissement ou un sous-sol aménagé, l'évaluateur modifie le rôle en cours par certificat, avec une date d'effet qui peut remonter aux travaux. Délai de révision et précautions pour le vendeur.

Vous vendez ou achetez au Québec ?

Obtenez une estimation gratuite en 2 minutes, basée sur +40 000 ventes réelles.

Estimer gratuitement
Rédigé par Hamza T., courtier immobilier certifié OACIQ · DESS en IA, UQAR

Combien vaut votre propriété ?

Estimation gratuite sur les ventes réelles de votre quartier.

Voir mon estimation