Un chiffre est passé sous les radars : en avril 2026, le taux de chômage du Grand Montréal a atteint 7,7 %, contre 6,3 % en janvier. Selon l’APCIQ, c’est son plus haut niveau hors pandémie depuis 2016. L’emploi étant le carburant de la demande immobilière, cette hausse aide à comprendre le ralentissement déjà visible dans les statistiques de ventes — voyez notre analyse APCIQ de mai 2026 pour Montréal. Pour un vendeur, c’est un signal d’action, pas de panique.
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Parler à un courtier →1. Le chiffre : 7,7 % en avril 2026
Le passage de 6,3 % en janvier à 7,7 % en avril 2026 représente une détérioration rapide du marché de l’emploi montréalais sur un seul trimestre. L’APCIQ, qui relève ce sommet hors pandémie depuis 2016 dans son communiqué de mai 2026, l’inscrit parmi les vents contraires qui pèsent sur la demande. Il ne s’agit pas d’une donnée ponctuelle isolée : une tendance de fond sur plusieurs mois change la psychologie des acheteurs.
2. Pourquoi l’emploi pèse sur l’immobilier
L’emploi soutient deux ressorts du marché : la confiance et la capacité d’emprunt. Un ménage inquiet pour son revenu reporte l’achat d’une maison, première dépense qu’on diffère en cas d’incertitude. Côté financement, un dossier plus fragile se traduit par une pré-approbation plus prudente. Résultat : une partie de la demande se met en retrait, les délais de vente s’allongent et la pression à la hausse sur les prix s’atténue — sans pour autant provoquer mécaniquement une baisse.
3. Ce qu’on voit déjà à Montréal
Le refroidissement se lit dans les chiffres : en mai 2026, la RMR de Montréal a compté 4 623 ventes (-7 %), avec des délais de vente qui s’allongent, notamment en copropriété (47 jours contre 30 pour l’unifamiliale). La copropriété au centre-ville est même passée en marché d’acheteurs. Pourtant, les prix médians restaient en hausse (unifamiliale +3 %, plex +6 %, copropriété +1 %) : le marché ralentit sans s’effondrer.
4. Le signal pour les vendeurs
Le message est clair : agir maintenant, au bon prix. Attendre un marché plus chaud est un pari risqué si l’emploi continue de se dégrader. Avec un taux directeur stable à 2,25 % depuis le 10 juin, les acheteurs solvables sont présents, mais plus sélectifs. Un prix juste dès le départ, aligné sur les ventes comparables récentes, fait toute la différence : dans un marché qui se normalise, les biens surcotés accumulent les jours sur le marché tandis que les biens bien positionnés trouvent preneur.
5. Et pour les acheteurs
Le contexte offre plus de choix et plus de temps, en particulier en copropriété. Mais la prudence commence par soi : sécuriser son emploi et son financement passe avant tout. Une pré-approbation solide et un coussin d’épargne comptent plus que jamais quand le marché de l’emploi se tend. L’acheteur dont la situation est stable est le mieux placé pour saisir les occasions qu’un marché qui se refroidit fait apparaître.
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