Avec le taux directeur de la Banque du Canada maintenu à 2,25 % le 10 juin 2026, les taux hypothécaires au Québec se sont stabilisés. Au 19 juin, le variable tourne autour de 3,3 % et le fixe autour de 4 %. Le dilemme classique refait surface : faut-il profiter du taux nominal plus bas du variable ou sécuriser sa mensualité avec le fixe ? Pour comprendre le contexte monétaire, voyez notre analyse de la décision BdC de juin. Voici comment trancher selon votre situation.
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Parler à un courtier →1. Le contexte : la Banque du Canada à 2,25 %
Le 10 juin 2026, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %, son cinquième maintien consécutif. Le contexte explique cette prudence : un conflit au Moyen-Orient qui dure depuis quatre mois, une hausse des prix de l’énergie et une inflation au-dessus de la cible. La prochaine annonce est attendue le 15 juillet 2026. C’est ce taux directeur qui ancre le coût du financement : tant qu’il reste stable, les taux hypothécaires le restent aussi, ce qui rend l’environnement prévisible.
2. Le variable à ~3,3 % : pour qui ?
Au 19 juin 2026, le taux variable se situe autour de 3,3 %, soit nettement sous le fixe. Il suit les mouvements du taux directeur : si la Banque du Canada baisse, vous en profitez immédiatement ; si elle remonte, vos paiements (ou la portion d’intérêt) augmentent. Le variable convient à l’emprunteur qui a un coussin budgétaire, une bonne tolérance au risque et qui croit à un environnement de taux stable ou baissier. Avec cinq maintiens consécutifs à 2,25 %, le contexte actuel limite les surprises à court terme, mais rien n’est garanti.
3. Le fixe à ~4 % : pour qui ?
Le taux fixe est autour de 4 % au 19 juin 2026. En échange d’un taux légèrement plus élevé que le variable, il verrouille votre mensualitépour toute la durée du terme, peu importe les décisions futures de la Banque du Canada. C’est l’option de la tranquillité d’esprit : budget prévisible au dollar près, aucune surprise à chaque annonce. Il s’adresse à l’emprunteur qui préfère la stabilité, dont le budget est serré, ou qui ne veut tout simplement pas suivre les décisions monétaires de près.
4. L’impact concret sur la mensualité
L’écart d’environ 0,7 point entre le variable (~3,3 %) et le fixe (~4 %) se traduit, à solde égal, par une mensualité de départ plus basse avec le variable. Mais ce calcul n’est qu’une photo à un instant : avec le variable, une hausse du taux directeur peut effacer l’avantage, tandis que le fixe gèle ce coût pour tout le terme. L’arbitrage n’est donc pas seulement une question de taux du jour, mais de capacité à absorber une variation. Avant de signer, faites calculer les deux scénarios sur votre montant réel par votre courtier hypothécaire ou votre institution.
5. Comment décider selon votre profil
Posez-vous trois questions. Votre horizon : un terme court ou une revente prochaine réduit l’exposition au risque du variable. Votre tolérance au risque : si une hausse de mensualité vous empêcherait de dormir, le fixe vaut sa prime. Votre coussin financier : un budget serré plaide pour la prévisibilité du fixe. Dans le contexte de juin 2026 — taux directeur stable à 2,25 %, prochaine décision le 15 juillet — aucune option n’est universellement gagnante : le bon choix dépend de votre profil. Et quel que soit votre financement, connaître la valeur réelle de votre propriété reste la première étape.
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