Le 15 juillet 2026, la Banque du Canada rendra sa décision de taux, accompagnée d’un Rapport sur la politique monétaire. Le taux directeur est aujourd’hui à 2,25 % (5e maintien le 10 juin). Deviner l’issue est un jeu de hasard ; surveiller les bons signaux est utile. Pour la stratégie concrète côté acheteur et vendeur, voyez notre guide de préparation à la décision du 15 juillet. Ici, on regarde les trois indicateurs à suivre — sans prédire.
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Parler à un courtier →1. Pourquoi surveiller plutôt que pronostiquer
La Banque du Canada décide en fonction des données, pas d’un calendrier fixé d’avance. Annoncer « elle va baisser » ou « elle va tenir » relève du pari. La démarche utile est inverse : identifier les variables que la Banque elle-même surveille, puis suivre leur évolution. Le Rapport sur la politique monétaire du 15 juillet détaillera justement sa lecture de ces forces. Comprendre la trajectoire vaut mieux que miser sur une date.
2. Indicateur 1 : l’inflation
C’est la boussole principale. En avril 2026, l’inflation totale s’établissait à 2,8 % et la mesure de base à 2,1 %, au-dessus de la cible de 2 % de la Banque. Tant que l’inflation reste au-dessus de la cible, la Banque a une raison de rester prudente. La question à suivre : cette pression se résorbe-t-elle ou persiste-t-elle ? La réponse orientera la suite plus que n’importe quel pronostic.
3. Indicateur 2 : les prix de l’énergie
L’énergie agit directement sur l’inflation. Les prix de l’énergie sont en hausse, sur fond de tensions au Moyen-Orient : un choc à la pompe et sur les coûts de transport se propage à l’ensemble des prix. Pour la Banque, une poussée énergétique compliquerait le retour de l’inflation vers la cible. Surveillez donc la trajectoire des prix de l’énergie : elle peut, à elle seule, changer la tonalité du discours de la Banque.
4. Indicateur 3 : l’emploi
L’emploi est le contre-poids. Un marché du travail qui se détend milite pour un soutien monétaire, à l’inverse de l’inflation. Or, dans le Grand Montréal, le taux de chômage a atteint 7,7 % en avril 2026 (contre 6,3 % en janvier), son plus haut hors pandémie depuis 2016 selon l’APCIQ. La Banque doit arbitrer entre deux forces opposées : l’inflation qui appelle la prudence et l’emploi qui appelle la détente. C’est cet arbitrage, pas une certitude, qu’il faut suivre.
5. Comment lire ces signaux comme acheteur ou vendeur
L’objectif n’est pas de deviner le 15 juillet, mais de décider dans un cadre prévisible. À 2,25 %, l’environnement de financement est stable : un acheteur peut se faire pré-approuver, un vendeur peut positionner son prix, sans dépendre d’un résultat incertain. Suivre l’inflation, l’énergie et l’emploi ne sert pas à parier : cela sert à comprendre le vent et à ajuster sa décision quand les données, elles, bougent vraiment.
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