Avec un taux directeur figé à 2,25 % depuis le 10 juin (taux préférentiel à 4,45 %), l’écart de taux entre prêteurs se resserre. Le vrai levier d’une pré-approbation se déplace alors ailleurs : vers la stabilité de votre emploi. Nous ne reprenons pas ici la mécanique générale (score, ratios, test de stress), détaillée dans notre guide de la pré-approbation hypothécaire : on se concentre sur la variable qui pèse le plus cet été, l’emploi.
Prêt à vendre votre propriété ?
Obtenez une analyse de marché gratuite par un courtier OACIQ.
Parler à un courtier →1. Pourquoi l’emploi passe au premier plan
Un taux stable rend le coût du crédit prévisible : l’acheteur ne peut plus « gagner » grand-chose en courant après le meilleur taux. Le prêteur, lui, revient à la question de fond : ce revenu tiendra-t-il dans le temps ?C’est la continuité de l’emploi qui répond à cette question. À taux figé, la qualité du dossier d’emploi n’est plus un détail administratif : c’est le cœur de la décision.
2. Le contexte : chômage à 7,7 % dans le Grand Montréal
En avril 2026, le taux de chômage du Grand Montréal a atteint 7,7 %, contre 6,3 % en janvier — son plus haut niveau hors pandémie depuis 2016 selon l’APCIQ. Un marché de l’emploi qui se tend rend les prêteurs plus attentifs : ils évaluent plus finement la solidité d’un revenu, car le risque de perte d’emploi pèse davantage dans leur calcul. Le même dossier peut être lu différemment selon la résilience du secteur d’activité.
3. Ce que le prêteur regarde dans votre emploi
Au-delà du montant, le prêteur examine la nature et la continuité de vos revenus : depuis combien de temps occupez-vous ce poste ? Êtes-vous en période de probation ? Votre revenu est-il régulier ou saisonnier ? Avez-vous changé d’emploi ou de statut récemment ? Un poste permanent, ancien et stable inspire confiance ; une entrée en fonction toute récente ou une succession de contrats courts soulèvent des questions, même à revenu égal.
4. Salarié vs travailleur autonome
L’écart de traitement se creuse quand l’emploi devient le critère central. Le salarié présente un revenu facile à vérifier et jugé stable. Le travailleur autonome ou à commission doit, lui, démontrer un historique de revenus sur plusieurs années et une régularité suffisante : plus le revenu varie, plus la preuve de continuité devient décisive. Ce n’est pas un obstacle insurmontable, mais cela demande un dossier mieux documenté, surtout dans un climat d’emploi incertain.
5. Renforcer son dossier d’emploi avant de demander
Quelques réflexes utiles : ne pas changer d’emploi juste avant la démarche, éviter de basculer de salarié à autonome à ce moment, attendre la fin d’une probation si possible, et réunir à l’avance vos preuves de revenus (talons de paie, avis de cotisation, contrats). À taux figé, c’est cette cohérence de l’emploi qui sécurise la pré-approbation — et qui la fait tenir jusqu’à la promesse d’achat.
Estimez votre propriété gratuitement
Accédez aux données de plus de 33 000 ventes récentes au Québec.
Obtenir mon estimation →