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GUIDE VENDEUR

Déclaration du vendeur au Québec : formulaire et obligations

Le formulaire de Déclaration du vendeur est une obligation incontournable lors de la vente d’une propriété au Québec. Cacher un problème connu peut vous coûter entre 48 000 $ et 70 000 $ en poursuites. Voici ce que le Code civil (art. 1726+) et l’OACIQ exigent de vous, et comment la transparence vous protège.

Qu’est-ce que la Déclaration du vendeur ?

La Déclaration du vendeur (DV) est un formulaire standardisé par l’OACIQ (Organisme d’autorégulation du courtage immobilier du Québec) que tout vendeur doit remplir lorsqu’il fait affaire avec un courtier immobilier. Ce document recense l’historique complet de la propriété : travaux effectués, problèmes connus, sinistres déclarés et équipements inclus.

Même si vous vendez sans courtier (vente privée), l’article 1726 du Code civil du Québec vous oblige à garantir l’acheteur contre les vices cachés. Remplir une déclaration écrite est la meilleure façon de vous protéger.

Quoi divulguer dans le formulaire

Le formulaire couvre plusieurs catégories. Pour la structure, vous devez déclarer tout problème de fondation (fissures, infiltrations), de toiture, de revêtement extérieur et de charpente. Pour la plomberie et l’électricité, mentionnez l’âge des installations, les réparations effectuées et tout problème connu. Pour l’eau et le drainage, déclarez toute infiltration d’eau passée ou présente, les problèmes de drain français et d’humidité.

Vous devez aussi divulguer la présence de contaminants (pyrite, vermiculite contenant de l’amiante, UREE, radon, sol contaminé), les travaux réalisés sans permis municipal, les litiges en cours ou passés avec des voisins ou des entrepreneurs, et toute servitude ou droit de passage affectant la propriété. Pour en savoir plus sur les vices cachés, consultez notre guide sur les vices cachés immobiliers au Québec en 2026.

Calcul : coût de la non-divulgation vs divulgation proactive

Scénario : vous cachez une infiltration d’eau connue (réparation estimée : 25 000 $). L’acheteur la découvre dans les 3 ans.

Si vous cachez le problème :

  • Coût de réparation (assumé par vous) : 25 000 $
  • Frais juridiques de l’acheteur (remboursés) : 8 000 à 15 000 $
  • Vos frais de défense juridique : 10 000 à 20 000 $
  • Dommages-intérêts potentiels : 5 000 à 10 000 $
  • Exposition totale : 48 000 à 70 000 $

Si vous divulguez le problème :

  • Réduction du prix de vente négociée : 15 000 à 20 000 $
  • Frais juridiques : 0 $
  • Stress et incertitude : aucun

Économie de la divulgation proactive :

En divulguant, vous économisez entre 28 000 $ et 50 000 $ par rapport à cacher le problème. La transparence est non seulement éthique, mais financièrement avantageuse.

Conséquences juridiques de la dissimulation

L’article 1726 du Code civil du Québec établit la garantie contre les vices cachés. L’acheteur a 3 ans à partir de la découverte du vice pour intenter une action. Si le tribunal détermine que vous connaissiez le vice et ne l’avez pas déclaré, vous serez tenu responsable des réparations, des frais juridiques de l’acheteur et possiblement de dommages-intérêts.

De plus, la vente « sans garantie légale » ne vous protège pas contre la fraude. Si vous avez délibérément caché un vice connu, même une clause d’exclusion de garantie ne vous protégera pas devant le tribunal.

Comment bien remplir la déclaration

Soyez précis et honnête. Si vous avez eu une infiltration d’eau en 2019 et l’avez réparée, mentionnez-le avec les détails de la réparation et le nom de l’entrepreneur. Si vous avez fait des travaux, précisez s’ils ont été faits avec ou sans permis. Si vous ne savez pas si un problème existe, indiquez-le clairement plutôt que de cocher « non ».

Pour maximiser la présentation de votre propriété tout en restant transparent, consultez notre checklist pour préparer votre maison à la vente.

Le rôle du courtier immobilier

Votre courtier a l’obligation déontologique (règlement de l’OACIQ) de vous faire remplir la Déclaration du vendeur et de s’assurer que l’information est transmise aux acheteurs potentiels. Il doit également vous conseiller sur ce qui doit être divulgué et vous mettre en garde contre les risques de non-divulgation.

Un bon courtier transforme la déclaration en un outil de confiance qui rassure les acheteurs et accélère la vente. Les propriétés avec une déclaration complète et honnête reçoivent généralement des offres plus rapidement.

Erreurs fréquentes à éviter

La première erreur est de minimiser un problème connu en pensant que l’inspecteur ne le trouvera pas. La deuxième est de cocher « non » pour un problème réparé — vous devez quand même le divulguer avec les détails de la réparation. La troisième est de ne pas mentionner les travaux faits par vous-même (autoconstruction) ou par des amis sans licence RBQ. La quatrième est de laisser des sections vides plutôt que d’inscrire « ne sait pas ».

Prêt à vendre en toute transparence ?

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